A ma droite, les libéraux, pour lesquels le travailleur clandestin va être le bon alibi économique (« ils travaillent là depuis si longtemps », « on ne savait pas qu’il s’agissait de clandestins », « ils cotisent comme les autres… ») pour tirer les salaires vers le bas. Il est si facile de payer des employés qui travaillent 70h par semaine au SMIC… L’immigré sans papier, trop content d’avoir un travail et de bénéficier de la sécurité sociale mais affolé à l’idée de faire dénoncer à la police est « un employé modèle » selon leurs patrons. Quelle plaisanterie…
A ma gauche, la gauche associative qui sert d’idiot utile du capitalisme en réclamant la régularisation de tous ces clandestins. Fascinée par la détresse mais seulement si elle vient de l’étranger, dépassée par l’émotion et dépourvue de capacité de réflexion, cette gauche n’a de cesse de demander toujours plus de régularisation. Toujours soucieuse de dissoudre le peuple français (l’électeur populaire vote à droite l’imbécile, allons chercher des électeurs ailleurs), la gauche politique soutient elle aussi les manifestations.
Ces derniers servent la soupe aux premiers : c’est bien la preuve que l’économique peut rejoindre l’humanitaire…
- Je me toujours demandé pourquoi les Hommes de droite passaient si mal à la télévision alors que leurs homologues de Gauche avaient un talent incontestable. Après 28 ans de réflexion, je crois avoir trouvé un début de réponse : l’acteur joue, l’auteur écrit. Je veux souligner par ce résumé la différence fondamentale qu’il y a entre les deux types d’invités. Jamais vous ne trouverez un acteur de droite à la télévision. C’est donc toujours un « intellectuel » ou un économiste qui vient défendre les idées qui lui sont chères. Puis, l’animateur demandera l’avis de ses autres invités (des artistes) afin de lâcher les fauves sur ce pauvre invité « réactionnaire ». L’effet est garanti : l’acteur est en représentation, il a l’habitude de la scène, devine les réactions du public, sait émouvoir. Le second, au contraire, peu habitué des plateaux télé, cherche à décrypter son environnement et à argumenter entre les sifflets du public « star académisé ». Son truc, c’est l’écriture, pas le jeu d’acteur. Il cherche à imposer une réflexion alors que l’acteur cherche à imposer une posture théâtrale, une blague, une révolte intérieure. C’est injuste mais ainsi…
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Le 29 mai 2005 avait marqué un tournant dans les relations entre la France et l’Union européenne. Pour la première fois le peuple français s’opposait à ce
qu’une nouvelle étape soit franchie dans la construction communautaire.
Dans son programme l’actuel Président de la République avait affiché sa volonté de revenir sur cet échec en négociant rapidement avec les autres Etats membres un mini traité simplifié (l’expression laisse rêveur). Il y est parvenu.
Il propose maintenant une adoption par la voie du Congrés. Ce mode de ratification est une terrible désillusion pour tous ceux qui croient encore en la souveraineté nationale. Comment ce que le peuple a lui-même rejeté pourrait être adopté par ses représentants ?
Forcer ainsi la main aux Français n’est certainement pas la meilleure façon de les réconcilier avec l’Europe. Espérons par ailleurs que Nicolas Sarkozy ne se laissera pas influencer par certains de ses conseillers sur l’abandon du recours au référendum pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ce serait trahir plus qu’une promesse de présidentiable, une disposition constitutionnelle.
La Politique moderne s’est à la fois vidée de son sens et a gagné en complexité, ce qui explique en grande partie les réactions « à chaud » de nos
responsables politiques.

La morale semble aujourd’hui être un gros mot. Depuis Mai 1968 elle est en tout cas considérée comme telle. Elle est étouffante alors qu’elle fut pour une certaine génération libératrice. Trop de morale convenue a peut-être tué la morale. Il est nécessaire de rompre avec cet état d’esprit. La morale est constituée par cet ensemble de règles ou de principes dont le respect par chacun doit conduire à une certaine harmonie dans la société.
L’actualité récente nous rappelle qu’une certaine dose de morale est nécessaire dans tous les domaines de la vie.
En politique bien sûr et surtout. Les affaires auxquelles on donne parfois un écho trop important (Clearstream par exemple) nuisent à la crédibilité de ceux qui sont les principaux acteurs de la chose publique. Le poète qui avait le verbe haut dans l’hémicycle de l’ONU est aujourd’hui un médiocre mis en examen. La fin d’un système et d’une génération de politiques pourra y aider.
Dans la société du spectacle également ; les affaires de dopage sur le Tour de France ou les émissions de télé réalité donnent une triste image de la condition humaine.
Dire que tout est possible, inciter à tout essayer sans scrupule est un discours dangereux car déresponsabilisant. Il n’y a pour une fois rien de réactionnaire, à nos yeux, à réclamer le retour de la morale. Juste un peu de bon sens et le souci de l’intérêt général.



