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  • : Désirs de Réaction
  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Lundi 23 juin 2008


- La CGT marche main dans la main avec le MEDEF. C’est en effet l’alliance de la carpe et du lapin me direz vous : les gros fumeurs de cigares, racistes, qui défilent avec les petits noirs venus d’Afrique ? Pourtant, c’est cette connivence idéologique qui règne sur le France depuis 30ans.

A ma droite, les libéraux, pour lesquels le travailleur clandestin va être le bon alibi économique (« ils travaillent là depuis si longtemps », « on ne savait pas qu’il s’agissait de clandestins », « ils cotisent comme les autres… ») pour tirer les salaires vers le bas. Il est si facile de payer des employés qui travaillent 70h par semaine au SMIC… L’immigré sans papier, trop content d’avoir un travail et de bénéficier de la sécurité sociale mais affolé à l’idée de faire dénoncer à la police est « un employé modèle » selon leurs patrons. Quelle plaisanterie…

 A ma gauche, la gauche associative qui sert d’idiot utile du capitalisme en réclamant la régularisation de tous ces clandestins. Fascinée par la détresse mais seulement si elle vient de l’étranger, dépassée par l’émotion et dépourvue de capacité de réflexion, cette gauche n’a de cesse de demander toujours plus de régularisation. Toujours soucieuse de dissoudre le peuple français (l’électeur populaire vote à droite l’imbécile, allons chercher des électeurs ailleurs), la gauche politique soutient elle aussi les manifestations.

 Ces derniers servent la soupe aux premiers : c’est bien la preuve que l’économique peut rejoindre l’humanitaire…

- Je me toujours demandé pourquoi les Hommes de droite passaient si mal à la télévision alors que leurs homologues de Gauche avaient un talent incontestable. Après 28 ans de réflexion, je crois avoir trouvé un début de réponse : l’acteur joue, l’auteur écrit. Je veux souligner par ce résumé la différence fondamentale qu’il y a entre les deux types d’invités. Jamais vous ne trouverez un acteur de droite à la télévision. C’est donc toujours un « intellectuel » ou un économiste qui vient défendre les idées qui lui sont chères. Puis, l’animateur demandera l’avis de ses autres invités (des artistes) afin de lâcher les fauves sur ce pauvre invité « réactionnaire ». L’effet est garanti : l’acteur est en représentation, il a l’habitude de la scène, devine les réactions du public, sait émouvoir. Le second, au contraire, peu habitué des plateaux télé, cherche à décrypter son environnement et à argumenter entre les sifflets du public « star académisé ». Son truc, c’est l’écriture, pas le jeu d’acteur. Il cherche à imposer une réflexion alors que l’acteur cherche à imposer une posture théâtrale, une blague, une révolte intérieure. C’est injuste mais ainsi…

 

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Dimanche 27 janvier 2008

 

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Le 29 mai 2005 avait marqué un tournant dans les relations entre la France et l’Union européenne. Pour la première fois le peuple français s’opposait à ce qu’une nouvelle étape soit franchie dans la construction communautaire.

Dans son programme l’actuel Président de la République avait affiché sa volonté de revenir sur cet échec en négociant rapidement avec les autres Etats membres un mini traité simplifié (l’expression laisse rêveur). Il y est parvenu.

 

Il propose maintenant une adoption par la voie du Congrés. Ce mode de ratification est une terrible désillusion pour tous ceux qui croient encore en la souveraineté nationale. Comment ce que le peuple a lui-même rejeté pourrait être adopté par ses représentants ?

 

Forcer ainsi la main aux Français n’est certainement pas la meilleure façon de les réconcilier avec l’Europe. Espérons par ailleurs que Nicolas Sarkozy ne se laissera pas influencer par certains de ses conseillers sur l’abandon du recours au référendum pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ce serait trahir plus qu’une promesse de présidentiable, une disposition constitutionnelle. 

 

 

 

Dimanche 26 août 2007
 
Un courant est apparu dans le paysage intellectuel français. Il cherche à démontrer qu’un vent réactionnaire souffle sur la France et sur le monde des idées. Daniel LINDENBERG s’est le premier illustré avec son ouvrage « Le rappel à l’ordre ». Un ouvrage plus récent est inspiré par la même obsession. Il mérite quelques commentaires dans notre blog.
 
La thèse de l’auteur est d’une (trop) grande simplicité : la gauche française se droitise. Il en veut notamment pour preuve le sort qui a été réservé par une grande partie de l’intelligentsia de gauche à Pierre BOURDIEU lorsqu’il a décidé de participer activement au soutien des plus faibles.
 
Si Didier ERIBON s’offusque de la droitisation de la gauche, il permettra que nous nous gaussions de la teneur de son ouvrage. Il représente parfaitement ce dont nous aimons nous moquer. Qu’un intellectuel de gauche s’inquiète de l’avenir du courant dont il se sent proche est très digne. Nous-mêmes ici nous ne cessons de rappeler que la droite doit rester ce qu’elle est et ne pas se travestir.
 
Toutefois la démonstration de l’auteur ne nous paraît pas très pertinente. Trois exemples nous aideront à le prouver. 
D’une part elle repose essentiellement sur une vision manichéenne. Attaques ad hominem pour R. ARON (qui n’est rien par rapport à Sartre), F. FURET, M. GAUCHET ou S. AGACINSKI. Eloge de M. FOUCAULT et P. BOURDIEU.   
D’autre part l’auteur pense que le progrès est le principal ressort de la démocratie. L’affirmation de droits individuels constitue selon lui l’identité profonde de la gauche. C’est notamment le cas de l’homosexualité. Comment le parti socialiste peut-il refuser aux homosexuels les mêmes droits qu’aux hétéros ? Cette question apparaît tellement comme un leitmotiv que l’auteur parvient mal à cacher son obsession. La question homosexuelle se révèle être sa principale clef de lecture. C’est un peu juste.  
Enfin jamais l’auteur ne s’interroge sur un constat qui a souvent été fait par les socialistes eux-mêmes : pourquoi la gauche française n’a rien à voir avec les gauches européennes ? Une exception française sans doute.    
 
Que la gauche ait besoin d’une révolution est une certitude. Ce type de pamphlet pourra l’aider à une chose : non pas diagnostiquer ses maux mais lui renvoyer une vision caricaturale qu’elle devrait combattre.   
 
 
Mercredi 22 août 2007
Sarkozy-et-Fillon.jpegLa Politique moderne s’est à la fois vidée de son sens et a gagné en complexité, ce qui explique en grande partie les réactions « à chaud » de nos responsables politiques.
 
Il y a 30 ans, l’Homme politique donnait une vision au pays, un avenir, des grandes lignes à son peuple. On demandait au politique de définir un avenir car c’est lui qui avait le pouvoir de le faire. Si les événements ne se déroulaient pas comme annoncés, l’homme politique en était grand responsable car il n’avait pas été capable d’actionner les bons leviers pour mener à bien son projet. Aujourd’hui, il se cantonne à un rôle secondaire autrefois : l’assistante sociale. Privé de leviers économiques, juridiques et monétaires, il ne peut qu’influer sur les événements sans pouvoir les maîtriser. En somme le pouvoir a quitté le pouvoir.
 
Néanmoins, trop fier d’un pouvoir passé considérable, l’Homme politique refuse de reconnaître ce constat et berce le peuple dans des illusions qui se retournent contre eux : un problème, quel que soit sa nature, doit être réglé par le Politique. Ce dernier ne peut pas grand-chose mais fera des effets d’annonce pour calmer l’opinion (de moins en moins dupe).
 
Il adoucit, cajole, compatit mais rares sont les cas où il peut encore « faire ». Il ne reste finalement qu’un domaine sur lequel le Politique peut encore exercer son action : le sociétal. Alors il ne s’en prive pas pour clamer aux médias (friands de ces débats de société) que les choses changent.
 
La décision du président de la République de créer un hôpital pour pédophiles reflète cette tendance à réagir car on ne peut plus agir. Le monde dans lequel nous évoluons se complexifie et le Pouvoir doit faire face à une multitude de problèmes de plus en plus variés. Un pédophile séquestre un gamin ? Un hôpital fermé est construit. Un récidiviste commet un crime ? Une loi est votée. Un patron s’autorise un parachute doré ? Une loi va l’en interdire (ce n’est pas possible ? ce n’est pas grave !)…
 
Tout est à cette image. Le Politique subit les événements, divers et complexes, privé de ses armes traditionnels. Nicolas Sarkozy a été élu en grande partie car il a su faire passer le message selon lequel la Politique peut changer les choses. Ses débuts sont prometteurs mais la complexité du monde ainsi que l’exigence de la population risquent de l’enfermer dans un rôle dans lequel il excelle : le pompier.
Dimanche 29 juillet 2007









 

La morale semble aujourd’hui être un gros mot. Depuis Mai 1968 elle est en tout cas considérée comme telle. Elle est étouffante alors qu’elle fut pour une certaine génération libératrice. Trop de morale convenue a peut-être tué la morale. Il est nécessaire de rompre avec cet état d’esprit. La morale est constituée par cet ensemble de règles ou de principes dont le respect par chacun doit conduire à une certaine harmonie dans la société.

L’actualité récente nous rappelle qu’une certaine dose de morale est nécessaire dans tous les domaines de la vie.

En politique bien sûr et surtout. Les affaires auxquelles on donne parfois un écho trop important (Clearstream par exemple) nuisent à la crédibilité de ceux qui sont les principaux acteurs de la chose publique. Le poète qui avait le verbe haut dans l’hémicycle de l’ONU est aujourd’hui un médiocre mis en examen. La fin d’un système et d’une génération de politiques pourra y aider.

Dans la société du spectacle également ; les affaires de dopage sur le Tour de France ou les émissions de télé réalité donnent une triste image de la condition humaine. 

Dire que tout est possible, inciter à tout essayer sans scrupule est un discours dangereux car déresponsabilisant. Il n’y a pour une fois rien de réactionnaire, à nos yeux, à réclamer le retour de la morale. Juste un peu de bon sens et le souci de l’intérêt général.

 
 
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