Elle est jolie, elle aime les challenges, alors elle mise, elle gratte
et elle décroche. On nous dit qu’il est beau le Sarko, mais dans l’histoire ce que l’on oublie, c’est que des tops il y en a à la pelle et qu’un Président il n’y en a qu’un seul. Donc si
performance il y a, c’est au crédit de la belle qu’il faut la mettre.
Le Président face à l’embarras du choix suscité par sa place de choix, n’a que peu de mérite dans sa prédation sentimentale. Il passe du rôle de chasseur à celui de consommateur, averti tout le monde en convient, de chaire peoplesque.
Alors bravo à vous Miss Bruni vous nous prouvez, à nous Mâles orgueilleux, que face au galbe d’une jambe, à l’élégance d’une posture, à l’outrecuidance d’une poitrine, nous ne sommes que des pantins, trop fiers de vous compter à nos côtés. Les femmes quoi qu’on en dise, sont faites pour le pouvoir.
Il ne reste plus qu’à attendre la contre attaque de la Ségo du Poitou, qui je me suis laissé dire aurait été entraperçu au bras d’un sémillant Hidalgo Italien portant le doux prénom de Rocco. Ah, people quand tu nous tiens….
Dans une histoire
« acadabrantesque », on apprend aujourd’hui que F Bayrou, après avoir proposé à Ségolène Royal un entretien entre les deux tours, l’a éconduite devant son domicile. Pourtant, elle
l’avait assuré que personne ne trainait dans les parages. Ni passant, ni journaliste… Cette histoire, digne d’un roman tragi-comique (le père de famille modèle qui, au dernier moment refuse
qu’une jolie fille pénètre chez lui, pour ne pas compromettre son couple) est révélatrice de l’état d’esprit d’un homme schizophrène. Après avoir commencé sa carrière à côté de Philippe de
Villiers, il va la terminer dans un grand parti Démocrate à l’américaine.
Pourtant, au moment où il s’agit de franchir le Rubicon, de sceller un accord avec le PS, il flanche. Imaginez la scène : une jolie femme s’approche de la rue Cler (paris 7ème), munie de lunettes de soleil, d’un grand imperméable et son portable à la main. Elle compose le numéro afin d’obtenir la permission de « monter ». Lui, dans sa garçonnière, regarde sa montre depuis que Marielle de Saernez est partie. Une fois n’est pas coutume, il est seul, sans sa Pompadour. Cette dernière, à l’initiative de cette rencontre, lui a prodigué ses derniers conseils. En partant elle lui a dit « pense à toi, pense à nous mais fais attention à toi ». Marielle, la femme fidèle, la seule qui ne l’a jamais trahi. Marielle, la seule qui ne doute jamais de sa stratégie quand lui, lorsqu’il se couche, tergiverse. Marielle, la femme qui l’a isolé de tous…
Il est bientôt l’heure. François regarde fébrilement sa montre. « Elle » ne va pas tarder. Ses joues sont moites, ses mains collent à la table sur laquelle il s’appuie. Le chef de l’UDF se rue alors sur le crucifix cloué au mur et s’agenouille. Une petite prière pour demander à l’au delà un conseil, du réconfort. Il n’a jamais eu de réponse du Christ mais qui ne tente rien n’a rien. Trop tard ! Le téléphone sonne. C’est « elle », c’est sûr. Comme une femme amoureuse, elle est pile à l’heure. Que répondre à cette gourde ? Elle est capable d’avoir invité des journalistes à immortaliser la scène…
Le jeu n’en vaut pas la chandelle « Non, non et non ». Il est plus fort qu’ « elle ». Il n’a pas besoin d’alliance, il la battra à la régulière en récupérant les « modernes » du PS. François est plus fort que tout le monde, y compris que petit Nicolas. Le téléphone sonne mais il ne répond pas.
Il sonne à nouveau :
"- Ecoute Ségolène, je ne peux pas…
- Voyons François, je suis en bas de chez toi, ouvre moi. J’ai mis mon chemisier blanc, celui que met Marielle. La rue est comme l’UDF, vide. Je plaisante François, ouvre moi !
- Merci je suis sensible à ton geste mais comprends moi, je doute…
- Je sais que tu doutes François. Moi aussi je doute mais j’ai besoin de toi comme tu as besoin de moi. Mitterrand t’avais prévenu, tu es destiné à un grand avenir. Nous ne sommes pas obligés de concrétiser dès le premier soir. Le débat avec sarko est dans deux jours. On a le temps…
- Je suis désolé mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Mon père spirituel (l’abbé L’eau, celui qui fait parler les lèvres) refuse que je vois des femmes qui vivent avec un homme. De surcroit, je porte le même prénom que ton ex et ca, c’est dur à porter ségo. Je t’appelle demain promis ! Bises."
Il raccrocha. Elle se mit à pleurer…
Monsieur Le Président n'oubliez jamais que toutes les victimes, se valent, c'est l'un des points essentiels de votre victoire.
Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt
Bien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression, avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.
Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication dépendant de la Sorbonne.
Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son temps, charmante, brillante et appréciée de tous.
Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel récidiviste d'origine turque, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.
Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats, d'écoles, de bibliothèques et de commerces.
Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel. Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14h, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.
Gérard Gachet
Hé oui nos camarades syndicalistes sont de retour sur le devant de la scène politico-médiatique. Comme le rappelait le compagnon Archibald, les apprentis
révolutionnaires sont en ordre de bataille réinvestissant leurs oppidums universitaires, ils se claquemurent et attendent le grand soir.



