"Les intellectuels français sont fanatiques avec les modérés et modérés avec les fanatiques." Jean-François Revel, un intellectuel pas comme les autres...
En début de semaine Catherine Vautrain a annoncé que le gouvernement débloquait 70 millions d’euros supplémentaire pour l’accueil des clochards et des sans-abri. Bien que cette aide n’apporte qu’une aide ponctuelle pour faire face à l’hiver, le gouvernement a montré depuis quelques années son efficacité dans la gestion des hébergements d’urgence. Les grandes associations qui travaillent depuis nombreuses années comme la fondation Abbé Pierre, l’association Cœur de Haltes, ou bien Xavier Emmanuelli fondateur du SAMU social sont satisfaites de ces aides, même si elles considèrent que cela n’est pas suffisant. Mais quelques associations ou mouvements plus durs se sont illustrés, en condamnant ces aides car “mal orientées“ (DAL) ou s’estimant “déçues“ (Les enfants de Don Quichotte).Depuis quelques jours on ne parle plus que de cette dernière association qui serait à la pointe pour l’aide aux pauvres et aux sans-abri. Alors que des associations viennent en aide aux sans-abri depuis plus de 40 ans (Fondation Abbé Pierre), on préfère donner le micro a une toute nouvelle association en lui donnant plus d’importance qu’elle en a. Car pendant que le Gouvernement ou des mouvements hébergent et nourrissent les plus pauvres, les enfants de Don Quichotte surfent sur la pauvreté pour faire leur promotion.
Car pour l’instant leur seul fait d’armes c’est d’avoir mis 250 tentes le long du Canal Saint-Martin à Paris soit un investissement de 3200€. Or ces tentes accueillent certes des démunis mais aussi des gens qui n’ont pas de problème d’argent qui viennent passer une nuit dans le froid pour se donner bonne conscience. Quel est l’apport pour les sans-abri ? Pourquoi médiatiser cette association plus qu’une autre ? Alors qu’elle se réclame apolitique, ces enfants de Don Quichotte voient tous les candidats venir à eux et en particulier la Mère de tous les français Marie-Ségolène. Ne nous y trompons pas : sous leurs dehors d’apolitisme ces enfants de Don Quichotte roulent pour la gauche. En effet pourquoi lancent-ils leur action la veille des présidentielles, et pourquoi s’attaquent-ils au gouvernement de droite alors que la situation des sans-abri a été largement améliorée pendant les gouvernements Raffarin et Villepin par rapport à la période du gouvernement du Constipé ?
Enfin rappelons que leur campagne très parisiano-parisienne va s’étendre dans toute la France. Elle a déjà commencé à Orléans et Aix-en-Provence (comme par hasard que des villes de droite) où une dizaine de tentes ont été plantées. Surprise à Orléans, seulement deux tentes sont utilisées et il y a plus de militants que de sans-abri. Le Maire fait remarquer que tous les sans-abri d’Orléans sont accueilli depuis longtemps dans des foyers. Et à Aix se ne sont pas les plus démunis qui campent mais les militants d’extrême gauche qui ont transformé le campement en camp alcoolo-politica-cyno-gaucho.
Les médias ont encore prouvé que c’est celui qui gueule le plus fort qui a raison. Alors gueulons tous ensemble !!!
Il y a des jours où l’on se dit que les personnes rares sont de plus en plus rares… A peine rentré du royaume belge, les larmes me vinrent aux yeux à la découverte du décès de Pierre Delanoë. Fan, idole, fou de Michel Sardou, imaginez ma peine à la lecture de cette triste nouvelle. L’auteur des « Lacs du Connemara, du France, les Villes de solitude, les deux écoles… » symbolise la période où Sardou a acquis la réputation de chanteur à contre courant.
Néanmoins, c’est surtout l’amateur de la chanson française populaire qui s’exprime. A l’heure de la techno, de la House et du Rap, Delanoë faisait figure de vieux de la vieille avec ses chansons à texte : Nathalie, l’Amérique, la Ballade des gens heureux, l’Orange… Ses chansons ne servaient pas à agiter les excités mais plutôt à faire rêver les amoureux du français et de la chanson populaire. Dans un entretien paru ces dernières années, il lâcha cette phrase pleine de bon sens : « Actuellement, le rock, le rap, la musique techno ont envahi l’espace chanson, en ont fait une machine à danser. Mais lorsqu’on danse, on n’écoute pas. On danse. C’est tout. ».
Gaulliste convaincu, Moustaki disait qu’il ne fallait pas salir la France devant Delanoë, sous peine de subir les foudres de ce dernier. Pierre, comme nous, tu étais fier d’appartenir à la race des patriotes. Paix à ton âme de poète.
Souvenez-vous il y a de cela une petite année Marie-Ségolène tout à son décollage dans les sondages déclarait face à une presse en pâmoison son désir de s’unir sous les cieux ensoleillés de la Polynésie. Hé oui, le bon Oscar Temaru était alors la colombe du PS, le vainqueur de la bête Flosse. Les socialistes voyaient dans son élection l’arrivée à maturité (politique) du peuple polynésien. Oscar phare transcendant de la démocratie « Tomienne » offrait alors ses services pour unir le couple roi de la gauche socialiste. Paradis des amoureux, Tahiti serait le réceptacle de cet amour mélange d’ambitions, de calculs et de passions (je me sens d’humeur lyrique).
Hé bien mademoiselle Royal, l’hôte de votre union annoncée n’est plus (politiquement j’entends). Culbuté par la furia Flossienne il semble que le matamore des Iles au vent ait trouvé son maître. Désormais c’est le maire de Bora-Bora Gaston Tong Sang qui a repris la main. Et c’est tant mieux.
Politiquement la Polynésie va se remettre dans le sens de la marche et au niveau hexagonal Marie-Ségolène a qui rien ne semblait résister perd un allié. Ce n’est qu’une défaite mais annonciatrice d’autres nous aimons à l’espérer.
Aujourd’hui, il semble que si mariage il doit y avoir entre les deux leaders du camps de la rose, l’hypothèse désormais la plus probable soit devant le premier adjoint de la mairie de Tulle à Tulle, cruelle destinée.

Il est devenu commun de se plaindre que la politique soit victime de la communication et du règne de l’image. Ce phénomène est incontestablement regrettable. Mais l’élection présidentielle à venir n’y échappera pas. On l’a déjà vu avec Mme Royal qui a voulu faire proche du peuple et qui incite ses représentants à utiliser un langage simple qui parle aux électeurs.
Dans l’esprit de certains électeurs une opposition entre les deux principaux candidats tend à prendre forme. D’un côté la belle. De l’autre le méchant. Cette opposition est très manichéenne mais d’un grand classissisme. Souvenons nous que Chirac a pu en bénéficier. En 1995 il apparaissait aux « Guignols de l’info » comme un homme trahi par ses amis et plus popu qu’Edouard Balladur. En 2002 les mêmes Guignols s’ils ont affublé le candidat Chirac de l’étiquette de super menteur, il apparaissait néanmoins moins austère que Lionel Jospin.
Pour 2007 nous voyons se dessiner le duel entre Nicolas Sarkozy le fou furieux, instable et méchant et Ségolène Royal, peu compétente mais souriante et maternelle. Telle est d’ailleurs l’image qui ressort de certains sondages.
Espérons que les électeurs ne se laisseront pas berner : le plus « sympa » n’est pas nécessairement le plus compétent. La droite en sait quelque chose…



