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  • : Désirs de Réaction
  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Mardi 31 octobre 2006

Voilà qui va boucler la bouche des cassandres en tout  genre qui ne vivent que pour dénigrer le modèle républicain français. Une étude très intéressante et menée à l’échelle européenne vient d’être réalisée sur les discriminations au travail. On imagine déjà la France crucifiée aux portes de l’Union Européenne, la Nation de Voltaire désormais Patrie des discriminants. Détrompez-vous l’étude menée auprès de  70 000 personnes dont 7000 en France fait apparaître que l’hexagone s’en tire très bien. En premier lieu sur les 27 pays auscultés nous arrivons en 23e position ( ordre du plus discriminant au moins discriminant ), seul la Norvège, le Royaume-Uni, le Danemark et le Luxembourg arrivent derrière nous. Seconde leçon, alors que le débat national tourne uniquement autour des  discriminations ethniques ( plus médiatiques, peut-être ), il s’avère que l’âge est, de loin, le premier facteur discriminant dans notre pays. Dans l’ordre des éléments évoquées par les victimes nous trouvons : l’âge dans 13,4% des cas, le sexe dans  5,8% des cas, l’origine ethnique dans 4,7% des cas et le handicap dans 2% des cas.

Si des progrès restent à faire, il semble que le gouvernement en prenant des mesures ciblées contre le chômage des plus de 55 ans, ou comme il a essayé de le faire avec le CPE pour les plus jeunes, soit dans le vrai dans sa politique de lutte contre les discriminations au travail. N’en déplaise à une certaine intelligentsia qui refuse de voir certaines réalités en face.

 

Source : Le Parisien du 30/10/06

 

par Jean-Hubert publié dans : Société
Lundi 30 octobre 2006
Notre ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances vient d?annoncer qu?il se présenterait comme candidat “sans étiquette“ à la Mairie de Lyon. Il veut aussi se présenter à la députation sur la deuxième circonscription du Rhône (détenue par l'UMP Emmanuel Hamelin), ou bien dans la septième (détenue par le président PS de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne). Cela met un autre ministre dans l'embarras. Dominique Perben essaie tant bien que mal de s?imposer à Lyon depuis quelques années. Et voila qu'un concurrent proche de son parti, un collègue même, se présente contre lui.
La bataille de Lyon était déjà mal partie pour Perben avec plusieurs obstacles à franchir : tout d?abord le Maire actuel, Gérard Collomb (ardent défenseur de Ségolène Royal), ensuite avec les millionistes toujours aussi puissants à Lyon, en n?oubliant pas les soutiens UDF d'Anne-Marie Comparini et pour finir les luttes internes de l'UMP. Un nouveau candidat de son propre camp risque de l'affaiblir sérieusement.
Mais sous cette candidature d?Azouz Begag se cache sans doute une lutte qui prend ses racines au plus haut de notre Gouvernement. Si l'entourage de Dominique de Villepin  indique que celui-ci souhaitait le
"rassemblement de toutes les forces, de tous les talents et de toutes les énergies autour de Dominique Perben à Lyon", on ne l'entend pas dénoncer cette candidature. Dominique Perben est un Sarkoziste connu es pourrait faire les frais d'un combat qui ne le concerne par directement.
Azouz Begag ne cache pas d'ailleurs être opposé à Sarkozy : "Je suis content quand Sarkozy me demande de « fermer ma gueule », ça prouve que lorsque je l'ouvre, ça marque".
L'UMP vient de prouver que le PS n'était pas le seul parti à pouvoir se saborder tout seul. La droite a elle aussi le droit de perdre avant même le combat. Le prochain conseil des ministres risque d'être sérieusement houleux.
Pour une fois je suis prêt à revenir sur mes positions et demander la présence des caméras au sein de ce conseil. Assister à un match de boxe sous les ors de la République c'est plutôt rare.


par Archibald publié dans : Politique
Lundi 30 octobre 2006
Les Verts ont toujours été un parti particulier, en dehors des pratiques politiques de notre pays. La fin de semaine dernière démontre bien ce décalage du parti écologiste.
Nous avons tout d’abord Dominique Voynet qui a décidé de ne lancer sa campagne que dans deux mois. Elle a été désignée en juillet, mais depuis 4 mois elle est restée complètement inaudible. Il est vrai qu’il est difficile de se faire entendre au milieu de bazar médiatique imposé par les débats du PS et Sarkozy. Elle privilégie pour l’instant une campagne associative en allant au-devant de toutes les associations dîtes “amies“ du parti. Des mauvaises langues internes au parti parlent d’une campagne “cantonale“. Il est vrai qu’en interne de nombreuses voix s’élèvent pour que José Bovè remplace l’ancienne ministre de l’environnement.
L’autre affaire interne est bien plus drôle surtout pour des bordelais comme nous. Noël Mamère, ancien candidat à la présidentielle pour les Verts et député-maire de Bègles vient de se voir refusé l’investiture des Verts pour les législatives. Mais pour quelle raison ? Parce qu’il  cumule les mandats de député et de maire ce qui est contraire aux règles internes du parti. Voilà un parti honorable, prêt à se saborder plutôt que de gagner. Un parti qui préfère le juridisme au pragmatisme. Si tous les partis de gauches étaient pareils, ils nous faciliteraient la vie.
Les Verts sont les seuls à pouvoir se saborder avec autant de conviction et en être fier même dans la défaite.
par Archibald publié dans : Politique
Dimanche 29 octobre 2006

Aujourd' hui, nous célébrons un triste anniversaire : celui de la mort du déni de réalité. En effet, un certain nombre de sociologues des cités, qui, par ailleurs n’y mettent pas les pieds, découvraient avec stupeur le phénomène des voyous. Ceux qu’ils considéraient comme des héros modernes mettaient le feu à nos quartiers dits « sensibles ». Depuis des années, les gouvernements successifs ont lâchement abandonné ces zones de non droit et ont occulté ces problèmes réels. Il est temps de briser le tabou de l’origine de ces violences. Je sais qu’un livre entier ne suffirait pas à en cerner la profondeur des causes de ces émeutes, mais, modestement, je vais donner les six raisons majeures qui, à mes yeux, sont à l’origine de cette guerre civile :

- le premier responsable est le ministère de l’éducation nationale : à force d’écouter ces pseudos pédagogues qui répètent sans cesse la nécessité d’épanouissement de l’enfant, ils en ont oublié la fonction essentielle de l’école : transmettre un savoir. Pourquoi ne pas remettre à plat les matières dispensées au primaire ? Pourquoi les heures de français n’ont pas cessé de décroitre depuis des années ? Pourquoi les filières technologiques ont été sous-estimées, leur promotion non assurée, leurs débouchés non expliqués ? Une des raisons du chômage persistant dans les quartiers tient à la simple inemployabilité de grand nombre de jeunes. Il y a une semaine, une grande banque a tenu un stand lors d’un forum de l’emploi dans la banlieue parisienne. Seuls 80 jeunes y ont déposé un CV sur les milliers de visiteurs. Il faut absolument travailler sur ce point car sans une maitrise correcte de la langue française et un diplôme, il est impossible de trouver un emploi. Enfin, l’école doit transmettre les « codes du marché du travail ». Il ne sert à rien de postuler à un emploi en jean, en survêtement, avec une casquette, un voile, des boucles d’oreilles partout et un langage non structuré. Un grand nombre d’employeurs dénoncent ce phénomène et refusent d’embaucher des jeunes de ces quartiers pour la simple raison qu’ils ne veulent pas de cette image de racaille dans leur établissement. Qui osera briser ce tabou ?

- en second lieu, parlons de la faute des ministres qui, depuis des années, refusent de casser les trafics en tous genres dans ces quartiers. Le constat est limpide pourtant : tant qu’un jeune pourra gagner très confortablement sa vie en faisant du trafic, pourquoi voulez vous qu’il se lève tôt le matin pour aller travailler dans un boulot qui lui rapportera moins ? La priorité doit donc être de lutter contre ces trafics. D’ores et déjà, nous savons que le bras de fer sera dur car on sait que les voyous n’aiment pas que l’on vienne sur un territoire qu’ils considèrent comme le leur (les dernières violences sur les policiers le révèlent cruellement). Le calme de ces dernières années a une cause assez simple : un deal implicite entre la police et les dealers : on ne vient pas perturber vos activités de trafic et, en contre partie, vous faites régner le calme. Cet accord est inacceptable et la police doit pouvoir faire son travail, y compris dans ces quartiers !

- en troisième lieu, la concentration de population extra européenne et musulmane en particulier. Là aussi, disons les choses ! Si les français de souche quittent ces quartiers, C’est à cause de la destruction progressive des modes de vie traditionnelle français et à cause de certaines pratiques de la religion musulmane. La concentration de cette communauté a, et c’est normal, encouragé des comportements qui ne relèvent pas de notre culture : voile, boubous, langue arabe, familles nombreuses, polygamie, sort réservé aux femmes… Le regroupement familial est un désastre : seul un étranger sur dix vient en France pour travailler ! Les neuf autres viennent pour des raisons familiales ! Quand on connaît le taux de chômage de ces quartiers (de 30 à 50% !), c’est sans trop de risque que l’on peut dire que les neuf autres vivent souvent de l’assistance. Rien d’étonnant, c’est le propre de toutes les communautés qui vivent dans le même quartier, de reproduire les us et coutumes de leur pays d’origine. Les anciens immigrés (polonais, italiens, espagnols) n’ont pas provoqué une telle réaction de ras le bol. Là aussi, la raison est simple : leur comportement et leur religion ne bouleversaient pas la vie de ces quartiers. Plutôt que de parler d’intégration, parlons d’assimilation (devenir le même). Les français ne sont pas racistes : la couleur de la peau importe peu. Ce qu’ils détestent par contre, c’est qu’on leur impose une culture qui n’est pas la leur.

- Autre point : le laxisme de la justice. Il ne me semble pas nécessaire de développer davantage, même s’il faut tenir compte de graves problèmes comme la surpopulation des prisons et le manque criant de moyens de la justice qui lui empêche souvent de faire son travail correctement.

- Ce que l’on oublie souvent d’évoquer, c’est le manque de travail. De par le passé, ce sont les ouvriers qui occupaient ces quartiers. A cause de la désindustrialisation de la France, les usines se font rares. C’est un des drames de la France : la difficulté de trouver un emploi quand on n’a pas de diplôme. Notons d’ailleurs que ce problème concerne les jeunes de banlieue mais aussi les français qui n’y habitent pas et qui pourtant ne cassent rien… D’ailleurs, je pense que les casseurs seraient bien embêtés si on leur en donnait, justemment, du boulot...

- Enfin, certains jeunes doivent aussi apprendre le sens des responsabilités : il est inadmissible de se comporter comme un enfant gâté quand on a la chance de vivre en France : l’école y est gratuite et obligatoire, la santé est gratuite, les allocations existent, les aides ne sont pas rares…

 Voilà en quelques mots mon sentiment sur les raisons de ces émeutes. Il me faudrait encore des pages et des pages pour développer certains points mais l’essentiel est là et je suis sûr que vous aurez compris les points essentiels. Le diagnostic est là, à nous de trouver le remède.

Samedi 28 octobre 2006
Lors du deuxième débat entre les trois candidats du PS, les médias ont beaucoup insisté sur le désaccord relatif aux jurys de citoyen. Mais une petite phrase me semble tout aussi remarquable. Ségolène a lancé à Laurent Fabius que le programme du parti socialiste n’était pas le petit livre rouge. On comprend la manœuvre : faire passer son concurrent pour un socialiste archaïque, trop à gauche et trop déférent à l’égard de la doctrine du parti. Mais en disant cela, Mme Royal a commis une faute : elle s’est tirée une nouvelle balle dans le pied.
Comparer le programme du parti socialiste au petit livre rouge fait d’abord preuve d’une grande maladresse : cela ira droit au cœur de ceux qui l’ont conçu et de ceux qui y adhérent fermement.
Ce propos remet également en cause la règle du jeu énoncée par François Hollande (que l’on n’entend plus et que l’on ne voit plus pour raison d’impartialité sans doute) et le bureau du parti socialiste. N’avait-il pas en effet été expliqué avant ces débats que le programme du parti devait être le programme pour tous les candidats ? Mais nous sommes habitués à ce petit jeu : il vaut mieux passer pour une rebelle que pour une candidate disciplinée.
Mme Royal semble enfin oublier l’une des leçons des élections de 2002. Jospin en déclarant que son projet n’était pas socialiste avait perdu un certain nombre de voix dans les rangs des électeurs socialistes. Or ne vient-elle pas à sa façon d’essayer de s’éloigner du programme socialiste ?
Après les jurys citoyens, la chouchou des sondages a commis un nouveau faux pas dont on ne peut que se réjouir !
par Antoine publié dans : Politique
 
 
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