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  • : Désirs de Réaction
  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Mercredi 26 septembre 2007
-         Bernard Kouchner a pris un gros risque : parler d’un sujet sans avoir une note sous les yeux de l’Elysée. Bien mal lui en a pris car il s’est fait reprendre de volée par le Président. Ses propos sur l’éventualité d’une guerre contre l’Iran reflètent ce que lui dicte son inconscient : son atlantisme béat. C’est dans ces moments là que l’on s’apercoit du risque de nommer ministre des caractères fougueux et irreponsables… Nicolas Sarkozy a dû s’y reprendre à trois fois pour contredire son ministre. Et oui, nommer des incapables demande trois fois plus de boulot…
 
-         Vous avez aimé les gaullistes de gauche ? Vous allez être servis ! Jean Marie Bockel crée un parti politique, « Gauche moderne » (bonjour l’oxymore) pour incarner la gauche Sarkozyste. Certes le Président, comme dans toutes les campagnes éléctorales est allé loin, mais il a gagné sur une ligne gaullo-bonapartiste ( place de la France dans le monde, ordre, identité nationale, défense de l’emploi indutriel…). Cette ligne a toujours été incarnée par ce que le tout Paris a coutûme d’appeler la droite extrême. Comment des hommes et des femmes de gauche peuvent ils se reconnaître dans un discours qu’ils ont toujours attribué à l’extreme droite ? Comment ces personnalités peuvent elles défendre un programme qui va à l’opposé de leurs convictions de toujours (le caractère dépassé des Nations, le socialisme, le refus de tout ce qui s’apparente à l’identité, la contestation systématique de l’autorité…)? L’avenir l’expliquera peut etre…
 
-         Les centristes, nous l’avons répété 100 fois, ont coutûme de bouffer à tous les rateliers. C’est avec leur européanisme béat, ce qui les caractérise le plus. Une bouchée de pain et vous les rachetez. Leur chef de bande, F Bayrou, vient d’annoncer ce matin que le MODEM soutiendra, selon les circonstances locales, l’UMP ou le PS. Si la ville penche à gauche, il seront avec le PS, si c’est l’inverse, direction l’UMP… Le MODEM y gagnera des élus, c’est sûr mais de la crédibilité pas sûr…
Vendredi 14 septembre 2007
---Mai-68--l---h--ritage-impossible----Le-Goff.jpgMai 68 a été au cœur de la campagne de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy ne s’est pas caché de vouloir rompre avec l’esprit de Mai. Ce fameux esprit qui devait une nouvelle fois révolutionner la France. Pour mieux comprendre un moment de l’histoire de France que je n’ai pas connu, je me suis plongé dans la lecture du livre de Jean-Pierre Le Goff « Mai 68, l’héritage impossible ».
 
 Ce livre est passionnant. Il nous plonge d’abord avec détail dans les évènements de mai. On se rend alors compte de la violence inouïe qui animait les révolutionnaires d’extrême gauche. Cette violence s’exprimait à l’égard de tous ceux qui osaient s’opposer au mouvement contestataire. Quand les étudiants de Nanterre ne s’en prennent pas au sage René Rémond (p.162), ils s’en prennent avec plus de virulence aux policiers.
 
L’auteur examine ensuite les revendications du mouvement. Un seul mot d’ordre l’anime : la remise en cause de l’autorité. Ceci est vrai dans les rapports hommes-femmes, l’école ou la psychiatrie. Mieux vaut le désir.
 
Le plus savoureux se trouve au chapitre 12 intitulé « Ce fascisme qui n’en finit pas d’arriver ». On y trouve les racines de ce que nous pouvons parfois entendre aujourd’hui dans la bouche de certains syndicalistes étudiants ou de piètres représentants de la gauche. Je cite : « Le gauchisme post soixante-huitard a vidé la notion du fascisme de toute signification politique, entretenu l’amalgame. Le qualificatif de « fasciste » permet de coller une étiquette facile à l’adversaire et de se situer toujours du bon côté dans les débats ». Rien n’a changé !   

par Antoine publié dans : Culture
Jeudi 13 septembre 2007
Def-Mafia-GDN-violences-urbaines-fillon-sarkozy-fadela-amara.jpgLa sécurité est un thème qui nous est cher. C’est un droit élémentaire pour chaque citoyen. Nous pourrions nous lasser de constater que rien ne change. Pourtant nous continuerons à exiger de la droite qu’elle ne nous déçoive pas et qu’elle respecte les engagements qu’elle a pris dans ce domaine devant les électeurs.
 
Notre intervention est aujourd’hui justifiée par le rapport réalisé par les renseignements généraux sur les affrontements entre bandes (voir Le Monde du 6 septembre et Marianne du 8 septembre). Deux bandes rivales, Def Mafia et GDN, règlent leurs comptes au sein de Paris. On pourrait s’en féliciter dans la mesure où la racaille élimine la racaille. Au contraire nous trouvons les faits assez graves. D’une part parce qu’ils mettent en péril la sécurité des passants des lieux où ils s’affrontent (gare du Nord et rues touristiques de Paris). D’autre part parce qu’ils témoignent une nouvelle fois de l’échec de la politique d’immigration. Chaque groupe revendique son origine ethnique et un territoire de domination pour se livrer à ses activités lucratives mais illicites.
 
Pour faire face à ces comportements intolérables, le gouvernement nous annonce deux mesures. MAM réunira régulièrement les préfets de la région parisienne pour une meilleure observation du phénomène. Fadéla Amara compte pour sa part relancer la politique de la ville dans les cités. En somme les vieilles recettes qui ont échoué.
 

Sur un sujet aussi sensible, nous aurions aimé que le Président Sarkozy s’implique pleinement. Nous souhaiterions qu’il décrète un plan d’action d’urgence et non un énième plan de réflexion.

par Antoine publié dans : Société
Mercredi 12 septembre 2007
Albanel-Minist--re-de-la-culture-Belfort.jpgC’est bien connu, le monde de la culture et la droite ne sont pas les meilleurs amis du monde. Nouvelle illustration avec la polémique suscitée par la réaction de Mme Albanel à un éditorial paru dans une brochure de la scène nationale de Belfort. Les propos litigieux d’un metteur en scène sont les suivants : « Je sais que cet événement (l’élection de N. Sarkozy) peut avoir des conséquences profondes et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences ».
 
La ministre de la culture s’est permise de réagir. Le directeur du théâtre a à son tour regretté l’intervention de celle-ci. Depuis cette petite polémique semble animer le microcosme culturel.
 
Le monde de la culture et du théâtre en particulier ne pouvait pas rêver mieux pour s’opposer au pouvoir actuel. Le scénario est déjà écrit : la liberté d’expression est menacée, les subventions seront réduites voire supprimées (syndrome de Vitrolles) et un mouvement contestataire va se développer.
 

Pour certains il s’agit d’une vaine polémique. La ministre aurait mieux fait de se taire, car le combat est battu d’avance. Pour notre part nous soutenons son initiative. Là est la rupture : ne pas se laisser impressionner par ceux qui considèrent avoir le monopole de la culture !      

par Antoine publié dans : Culture
Mardi 11 septembre 2007

rugby-france---quipe.jpgLes peuples occidentaux ont supprimé les guerres, elles pratiquent le sport pour les remplacer. Ce sont d’ailleurs les seuls moments autorisés à être patriote. La coupe du monde de Rugby a démarré hier soir (par une défaite de la France). Les commentateurs vont nous rabâcher les oreilles avec les valeurs du rugby pendant plus d’un mois : respect, honneur, fairplay…

 

Pour un fan de foot comme moi, ces propos font mal mais ils sont vrais. Le rugby est un sport propre. Le politiquement correct a sa place partout, y compris dans le sport. Il permettra de s’extasier devant ces valeurs mais dispensera les plus bavards d’expliquer les raisons de la consécration des « valeurs rugby » et de la décadence du football.

 

Pourtant, nul besoin d’être sociologue pour s’apercevoir que le football a toujours drainé les couches populaires, celles des usines. Les ouvriers de l’époque (italiens, polonais, portugais) nous ont offert des joueurs de foot exceptionnels et assimilés (Platini, Kopa…). Avec une éducation scolaire légère, le joueur de football savait pourtant « se tenir ». Il aimait la France, chantait l’hymne national, s’habillait hors du terrain et parlait le français comme tout un chacun. Aujourd’hui, si l’origine sociologique des footballeurs n’a pas changé (milieux les plus humbles), les  héros ont changé. Les populations de banlieue, majoritairement d’origine maghrébine, pratiquent beaucoup le sport, et le football en particulier car il est facile de trouver une aire de jeu dédiée. Au contraire, le rugby est un jeu du sud ouest (peu touché par l’immigration) et compliqué à jouer car nécessitant de l’espace et de la pelouse. Le résultat ? Les joueurs de football d’aujourd’hui sont tous issus des cités et véhiculent une image déplorable de ce sport : le look, le vocabulaire, la génération « console de jeux » et la violence (verbale et physique) des rappeurs, des racailles. Les matches de football, comme les gares ou le quartier de la Défense, sont le théâtre de violences inouïes. Le terrain de football, comme certaines banlieues, devient une enclave où les règles (la loi, le règlement) disparaissent.

 

La nouvelle génération de footballeurs manque cruellement de Laurent Blanc, de Papin, de Bruno Martini, de Thierry Henri, même de Lilian Thuram (malgré quelques décélérations imprudentes), ces joueurs qui ont fait honneur à la France car élégants, fiers de leur pays, capables de s’exprimer en français sans accent, habillés en costume cravate à la sortie des vestiaires, respectueux de leurs entraîneurs... Ce sont des détails ? Certes, mais ce sont les symboles qui marquent les esprits.

 

A l’heure où j’écris cet article, la France vient de perdre son premier match. Triste soirée. Toutefois, dans le sport, comme dans la vie, virilité peut rimer avec respect des autres.

par Benoit publié dans : Culture
 
 
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