Un an ! Un an que nous tentons de décrypter l’actualité avec notre regard droitier. L’idée a germé l’année dernière alors que nous nous ressourcions dans la campagne charentaise. Les premiers débats sur la présidentielle commençaient à fleurir dans les conversations et notre regard critique s’aiguisait déjà en moquant les idées ridicules de Ségolène Royal et ses clubs « Désirs d’avenir ».
Merci à tous de venir sur ce modeste blog et joyeux anniversaire à « Désirs de Réaction ».
La Politique moderne s’est à la fois vidée de son sens et a gagné en complexité, ce qui explique en grande partie les réactions « à chaud » de nos
responsables politiques.
Depuis quelques années l’Europe et le Canada semblent baisser les armes face à des phénomènes assez tragiques. Le Canada et certains pays européens sont des habitués de l’immigration (Grande-Bretagne et France) d’autres sont plutôt des pays d’émigration qui
découvrent l’immigration (Italie, Espagne, Irlande). Mais qu’ils aient de l’expérience ou pas, ils ont tous un problème pour intégrer les nouveaux venus avec leur volonté de garder leurs
coutumes.
Le dernier exemple criant est le suivant : la Cour de cassation italienne a débouté le parquet de Bologne qui avait contesté l'acquittement prononcé à l'encontre de trois membres d'une
famille maghrébine. Ces derniers avaient été condamnés pour séquestration de personne et mauvais traitements. Le tribunal en première instance avait retenu que l'adolescente avait été
« brutalement frappée » pour avoir « fréquenté l'ami de son coeur », qui n'était pas musulman, et d'une manière plus générale, « pour vivre selon un
mode non conforme à la culture » de sa famille. Selon les juges de la Cour de Cassation, les sévices subis par cette jeune fille ont été commis "non pas pour des motifs vexatoires
ou par mépris", mais "pour son bien". Confirmant une décision de la cour d'appel, les juges ont estimé que Fatima avait eu tort d'avoir "un style de vie non conforme à leur
culture".
Cet arrêt confirme donc qu’il est possible de ne pas respecter les lois tant qu’on a une justification culturelle ou religieuse. Dans ce cas là pourquoi s’opposer à la mafia napolitaine ou sicilienne puisque cela est culturel. Les meurtres qu’ils commettent sont aussi des crimes d’honneur. Dans cette optique le père pakistanais qui, en 2006, a égorgé sa fille, Hina Salem, pour qu'elle ne fréquente pas les Italiens et qui sera bientôt jugé, peut donc s’estimé sauvé. Sa culture excuse tout.
Mais l’exemple italien n’est pas le seul malheureusement. Aux Pays-Bas, les tribunaux ont longtemps considéré que, dans les cas avérés de crimes d'honneur, il fallait tenir compte du "contexte culturel" dans lequel les violences faites aux femmes survenaient. Au Canada, il a fallu que l'opinion publique se mobilise, en 2004 et 2005, pour que la province de l'Ontario renonce à reconnaître la validité de décisions rendues par des tribunaux islamiques, qui entendaient régler les différends familiaux survenus dans leurs communautés. De plus certains juges canadiens autorisent les sikhs à porter leur poignard au collège car cela fait partie de leur religion et leur coutume. Un juge québécois avait amoindrit la peine d’un prévenu qui avait violé sa nièce car en la sodomisant il avait « préservé sa virginité » comme le voulait sa religion. Au Canada les exemples sont encore plus nombreux qu’en Europe.
Cette absence de volonté face aux différentes communautés qui s’installent dans nos pays est nuisible pour nos sociétés. D’une part elle remet en cause nos propres valeurs en ne les défendant pas et d’autre part elle laisse les nouveaux immigrants le choix de garder leur ancienne culture et donc de n’avoir jamais accès à notre culture.
Cette absence de prise de position est donc nuisible pour tout le monde. Même si certains pays commencent enfin à se réveiller, la nonchalance actuelle risque de laisser place à la peur et le désarmement quand les sociétés occidentales vont exploser sous les coups des immigrés qui ne sauront pas où est leur place.
Offrons leur la possibilité d’assimiler notre culture pour qu’ils puissent vraiment faire partie de notre société. S’ils refusent cette possibilités ils devront comprendre que pour continuer à pratiquer leurs coutumes ils devront le faire dans leurs pays d’origine.
Le célèbre Chavez grand gourou du socialisme du XXIème siècle, successeur presque autoproclamé du Leader Maximo (Fidel Castro) veut faire changer la Constitution du Venezuela.
Tout d’abord il faut que Martine Aubry aille faire un voyage sur les terres du vrai socialisme. Bientôt au Venezuela on ne pourra pas travailler plus de 6h par jour soit 30h par semaine (ou 36h si les vénézueliens travaillent le samedi). Cette règle sera inscrite dans la Constitution selon le désir de Chavez. Les possibilités de nationalisation seront accrues dans les secteurs pétroliers, des télécommunications et de l’électricité. Cela permettra à Chavez de placer sa famille comme il le fait déjà à des postes de pouvoir et d’argent.
Cette réforme constitutionnelle supprimera aussi l’autonomie de la Banque Centrale et accordera à l’Etat la gestion des réserves de devises. Toute la politique monétaire sera concentrée entre les mains de l’Etat donc de Chavez.
Le pouvoir d’expropriation de l’Etat sera lui aussi renforcé. Certaines fortunes du Venezuela doivent sentir que leur fin est proche.
Ce qui est aussi impressionnant c’est que Chavez s’oppose au capitalisme et aux Etats-Unis mais il ne s’oppose en rien aux nombreuses importations américaines, à leur vendre du pétrole, à faire partie d’accords de libre-échange dans le cadre du Mercosur… Tant que cela profite à sa famille, il ne fera que s’opposer en paroles.
Mais le plus important dans cette réforme constitutionnelle est que Chavez veut rallonger la durée du mandat présidentiel de 6 à 7 ans et surtout abroger la limite de mandat (actuellement de 2). Ceci lui permettra de se maintenir à la tête de l’Etat pour encore quelques années. En effet l’opposition est réduite à néant depuis quelques années et n’a pas les moyens de s’opposer à Chavez. Et puis avant chaque élection le gouvernement de Chavez distribue quelques primes ou avantage dans les campagnes s’assurant ainsi de l’appui des couches populaires.
Chavez a réussi en quelques années à concentrer entre ses mains les pouvoirs économiques (pétrole, électricité…), médiatiques ( la presse libre ne l’est plus beaucoup et le Venezuela est obligé d’écouter l’émission régulière du Président), politiques (la parlement n’a presque plus de pouvoir de décision), monétaires, les expropriations, les nominations à tous les postes administratifs et économiques… Cette concentration des pouvoirs avec la possibilité de se représenter ad vitam æternam est un sérieux problème pour l’avenir du Venezuela.
Ce n’est pas une réforme constitutionnelle c’est plutôt un hold-up sur le Venezuela. Quand on se prend pour Robin des Bois il est normal de voler.



