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  • : Désirs de Réaction
  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Lundi 27 août 2007

Un an ! Un an que nous tentons de décrypter l’actualité avec notre regard droitier. L’idée a germé l’année dernière alors que nous nous ressourcions dans la campagne charentaise. Les premiers débats sur la présidentielle commençaient à fleurir dans les conversations et notre regard critique s’aiguisait déjà en moquant les idées ridicules de Ségolène Royal et ses clubs « Désirs d’avenir ».

 
            Depuis août dernier, plus de 370 d’articles ont été postés soit plus d’un par jour. Nous comptons plusieurs centaines de visiteurs et plus de 1 000 pages vues chaque jour sur ce blog qui pourtant, n’a pas emprunté les canaux traditionnels de la blogosphère (hébergement non militant, pas de publicité, pas de liens amis pour ne pas se cantonner à un camp, pas de censure sur les messages…). Ces caractéristiques singulières, nous les avons souhaitées dès la création de ce blog pour qu’aucun bloggeur ne se sente exclu. Nombreux sont ceux d’entre vous qui ne partagent pas nos analyses mais qui ont pu s’exprimer librement.
 
            Ce blog se veut être celui de la libre pensée, donc souvent de la Réaction. Nous avons voulu un lieu d’expression qui soulignait les insuffisances de la gauche et les « copier coller » de la droite sur la gauche. Le blog n’appartient qu’à un camp : la droite. Néanmoins, la France devait choisir un Président et il paraissait inconcevable de se laver les mains de tout choix. C’est la raison pour laquelle nous avons soutenu Nicolas Sarkozy, ne nous ne le regrettons pas. Malgré ce soutien, il ne vous a pas échappé que, si nous saluons ses succès, nous gardons un œil critique sur certaines de ses décisions ou comportements.
 
            Notre ligne est claire : d’une manière générale, la gauche proposera toujours des solutions pires que celles proposées par la droite.
 

            Merci à tous de venir sur ce modeste blog et joyeux anniversaire à « Désirs de Réaction ».

par Désirs de Réaction publié dans : Actualité
Dimanche 26 août 2007
 
Un courant est apparu dans le paysage intellectuel français. Il cherche à démontrer qu’un vent réactionnaire souffle sur la France et sur le monde des idées. Daniel LINDENBERG s’est le premier illustré avec son ouvrage « Le rappel à l’ordre ». Un ouvrage plus récent est inspiré par la même obsession. Il mérite quelques commentaires dans notre blog.
 
La thèse de l’auteur est d’une (trop) grande simplicité : la gauche française se droitise. Il en veut notamment pour preuve le sort qui a été réservé par une grande partie de l’intelligentsia de gauche à Pierre BOURDIEU lorsqu’il a décidé de participer activement au soutien des plus faibles.
 
Si Didier ERIBON s’offusque de la droitisation de la gauche, il permettra que nous nous gaussions de la teneur de son ouvrage. Il représente parfaitement ce dont nous aimons nous moquer. Qu’un intellectuel de gauche s’inquiète de l’avenir du courant dont il se sent proche est très digne. Nous-mêmes ici nous ne cessons de rappeler que la droite doit rester ce qu’elle est et ne pas se travestir.
 
Toutefois la démonstration de l’auteur ne nous paraît pas très pertinente. Trois exemples nous aideront à le prouver. 
D’une part elle repose essentiellement sur une vision manichéenne. Attaques ad hominem pour R. ARON (qui n’est rien par rapport à Sartre), F. FURET, M. GAUCHET ou S. AGACINSKI. Eloge de M. FOUCAULT et P. BOURDIEU.   
D’autre part l’auteur pense que le progrès est le principal ressort de la démocratie. L’affirmation de droits individuels constitue selon lui l’identité profonde de la gauche. C’est notamment le cas de l’homosexualité. Comment le parti socialiste peut-il refuser aux homosexuels les mêmes droits qu’aux hétéros ? Cette question apparaît tellement comme un leitmotiv que l’auteur parvient mal à cacher son obsession. La question homosexuelle se révèle être sa principale clef de lecture. C’est un peu juste.  
Enfin jamais l’auteur ne s’interroge sur un constat qui a souvent été fait par les socialistes eux-mêmes : pourquoi la gauche française n’a rien à voir avec les gauches européennes ? Une exception française sans doute.    
 
Que la gauche ait besoin d’une révolution est une certitude. Ce type de pamphlet pourra l’aider à une chose : non pas diagnostiquer ses maux mais lui renvoyer une vision caricaturale qu’elle devrait combattre.   
 
 
Mercredi 22 août 2007
Sarkozy-et-Fillon.jpegLa Politique moderne s’est à la fois vidée de son sens et a gagné en complexité, ce qui explique en grande partie les réactions « à chaud » de nos responsables politiques.
 
Il y a 30 ans, l’Homme politique donnait une vision au pays, un avenir, des grandes lignes à son peuple. On demandait au politique de définir un avenir car c’est lui qui avait le pouvoir de le faire. Si les événements ne se déroulaient pas comme annoncés, l’homme politique en était grand responsable car il n’avait pas été capable d’actionner les bons leviers pour mener à bien son projet. Aujourd’hui, il se cantonne à un rôle secondaire autrefois : l’assistante sociale. Privé de leviers économiques, juridiques et monétaires, il ne peut qu’influer sur les événements sans pouvoir les maîtriser. En somme le pouvoir a quitté le pouvoir.
 
Néanmoins, trop fier d’un pouvoir passé considérable, l’Homme politique refuse de reconnaître ce constat et berce le peuple dans des illusions qui se retournent contre eux : un problème, quel que soit sa nature, doit être réglé par le Politique. Ce dernier ne peut pas grand-chose mais fera des effets d’annonce pour calmer l’opinion (de moins en moins dupe).
 
Il adoucit, cajole, compatit mais rares sont les cas où il peut encore « faire ». Il ne reste finalement qu’un domaine sur lequel le Politique peut encore exercer son action : le sociétal. Alors il ne s’en prive pas pour clamer aux médias (friands de ces débats de société) que les choses changent.
 
La décision du président de la République de créer un hôpital pour pédophiles reflète cette tendance à réagir car on ne peut plus agir. Le monde dans lequel nous évoluons se complexifie et le Pouvoir doit faire face à une multitude de problèmes de plus en plus variés. Un pédophile séquestre un gamin ? Un hôpital fermé est construit. Un récidiviste commet un crime ? Une loi est votée. Un patron s’autorise un parachute doré ? Une loi va l’en interdire (ce n’est pas possible ? ce n’est pas grave !)…
 
Tout est à cette image. Le Politique subit les événements, divers et complexes, privé de ses armes traditionnels. Nicolas Sarkozy a été élu en grande partie car il a su faire passer le message selon lequel la Politique peut changer les choses. Ses débuts sont prometteurs mais la complexité du monde ainsi que l’exigence de la population risquent de l’enfermer dans un rôle dans lequel il excelle : le pompier.
Vendredi 17 août 2007

Depuis quelques années l’Europe et le Canada semblent baisser les armes face à des phénomènes assez  tragiques. Le Canada et certains pays européens sont des habitués de l’immigration (Grande-Bretagne et France) d’autres sont plutôt des pays d’émigration qui découvrent l’immigration (Italie, Espagne, Irlande). Mais qu’ils aient de l’expérience ou pas, ils ont tous un problème pour intégrer les nouveaux venus avec leur volonté de garder leurs coutumes.
Le dernier exemple criant est le suivant : la Cour de cassation italienne a débouté le parquet de Bologne qui avait contesté l'acquittement prononcé à l'encontre de trois membres d'une famille maghrébine. Ces derniers avaient été condamnés pour séquestration de personne et mauvais traitements. Le tribunal en première instance avait retenu que l'adolescente avait été « brutalement frappée » pour avoir « fréquenté l'ami de son coeur », qui n'était pas musulman, et d'une manière plus générale, « pour vivre selon un mode non conforme à la culture » de sa famille. Selon les juges de la Cour de Cassation, les sévices subis par cette jeune fille ont été commis "non pas pour des motifs vexatoires ou par mépris", mais "pour son bien". Confirmant une décision de la cour d'appel, les juges ont estimé que Fatima avait eu tort d'avoir "un style de vie non conforme à leur culture".

Cet arrêt confirme donc qu’il est possible de ne pas respecter les lois tant qu’on a une justification culturelle ou religieuse. Dans ce cas là pourquoi s’opposer à la mafia napolitaine ou sicilienne puisque cela est culturel. Les meurtres qu’ils commettent sont aussi des crimes d’honneur. Dans cette optique le père pakistanais qui, en 2006, a égorgé sa fille, Hina Salem, pour qu'elle ne fréquente pas les Italiens et qui sera bientôt jugé, peut donc s’estimé sauvé. Sa culture excuse tout.

Mais l’exemple italien n’est pas le seul malheureusement. Aux Pays-Bas, les tribunaux ont longtemps considéré que, dans les cas avérés de crimes d'honneur, il fallait tenir compte du "contexte culturel" dans lequel les violences faites aux femmes survenaient. Au Canada, il a fallu que l'opinion publique se mobilise, en 2004 et 2005, pour que la province de l'Ontario renonce à reconnaître la validité de décisions rendues par des tribunaux islamiques, qui entendaient régler les différends familiaux survenus dans leurs communautés. De plus certains juges canadiens autorisent les sikhs à porter leur poignard au collège car cela fait partie de leur religion et leur coutume. Un juge québécois avait amoindrit la peine d’un prévenu qui avait violé sa nièce car en la sodomisant il avait « préservé sa virginité » comme le voulait sa religion. Au Canada les exemples sont encore plus nombreux qu’en Europe.

Cette absence de volonté face aux différentes communautés qui s’installent dans nos pays est nuisible pour nos sociétés. D’une part elle remet en cause nos propres valeurs en ne les défendant pas et d’autre part elle laisse les nouveaux immigrants le choix de garder leur ancienne culture et donc de n’avoir jamais accès à notre culture.

Cette absence de prise de position est donc nuisible pour tout le monde. Même si certains pays commencent enfin à se réveiller, la nonchalance actuelle risque de laisser place à la peur et le désarmement quand les sociétés occidentales vont exploser sous les coups des immigrés qui ne sauront pas où est leur place.

Offrons leur la possibilité d’assimiler notre culture pour qu’ils puissent vraiment faire partie de notre société. S’ils refusent cette possibilités ils devront comprendre que pour continuer à pratiquer leurs coutumes ils devront le faire dans leurs pays d’origine.

par Archibald publié dans : Société
Jeudi 16 août 2007

Le célèbre Chavez grand gourou du socialisme du XXIème siècle, successeur presque autoproclamé du Leader Maximo (Fidel Castro) veut faire changer la Constitution du Venezuela.

Tout d’abord il faut que Martine Aubry aille faire un voyage sur les terres du vrai socialisme. Bientôt au Venezuela on ne pourra pas travailler plus de 6h par jour soit 30h par semaine (ou 36h si les vénézueliens travaillent le samedi). Cette règle sera inscrite dans la Constitution selon le désir de Chavez. Les possibilités de nationalisation seront accrues dans les secteurs pétroliers, des télécommunications et de l’électricité. Cela permettra à Chavez de placer sa famille comme il le fait déjà à des postes de pouvoir et d’argent.

Cette réforme constitutionnelle supprimera aussi l’autonomie de la Banque Centrale et accordera à l’Etat la gestion des réserves de devises. Toute la politique monétaire sera concentrée entre les mains de l’Etat donc de Chavez.

Le pouvoir d’expropriation de l’Etat sera lui aussi renforcé. Certaines fortunes du Venezuela doivent sentir que leur fin est proche.

Ce qui est aussi impressionnant c’est que Chavez s’oppose au capitalisme et aux Etats-Unis mais il ne s’oppose en rien aux nombreuses importations américaines, à leur vendre du pétrole, à faire partie d’accords de libre-échange  dans le cadre du Mercosur… Tant que cela profite à sa famille, il ne fera que s’opposer en paroles.

Mais le plus important dans cette réforme constitutionnelle est que Chavez veut rallonger la durée du mandat présidentiel de 6 à 7 ans et surtout abroger la limite de mandat (actuellement de 2). Ceci lui permettra de se maintenir à la tête de l’Etat pour encore quelques années. En effet l’opposition est réduite à néant depuis quelques années et n’a pas les moyens de s’opposer à Chavez. Et puis avant chaque élection le gouvernement de Chavez distribue quelques primes ou avantage dans les campagnes s’assurant ainsi de l’appui des couches populaires.

Chavez a réussi en quelques années à concentrer entre ses mains les pouvoirs économiques (pétrole, électricité…), médiatiques ( la presse libre ne l’est plus beaucoup et le Venezuela est obligé d’écouter l’émission régulière du Président), politiques (la parlement n’a presque plus de pouvoir de décision), monétaires, les expropriations,  les nominations à tous les postes administratifs et économiques… Cette concentration des pouvoirs avec la possibilité de se représenter ad vitam æternam est un sérieux problème pour l’avenir du Venezuela.

Ce n’est pas une réforme constitutionnelle c’est plutôt un hold-up sur le Venezuela. Quand on se prend pour Robin des Bois il est normal de voler.

 
 
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