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  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Samedi 31 mars 2007

Notre prince de Navarre semble marquer le pas, du moins en Charente. Terre de vignes et de tracteur chère à notre paysan-candidat. La campagne charentaise semble rester sourde aux sirènes du ni-ni parisien. En effet son dernier meeting a réuni à peine soixante aficionados.  Voila qui confirme les échos de marchés et de foire qui nous reviennent. Bayrou n’y fait pas recette, il est absent des discussions et ses estrades si elles se remplissent en nos belles villes de France restent vides en nos vertes campagnes.

 

Bayrou est entrain de se transmuter en candidat des villes. Osons le dire Français Bayrou est devenu une icône Bobo, pas un diner parisien où l’on ne se gargarise pas de son vote prochain en faveur du héros Béarnais.

 

Il est doux de noter que cette transmutation s’accompagne d’un tassement dans les sondages. Paris ne fait pas l’élection en France. Et notre Barbacentriste est entrain d’être la victime des néons parisiens. Elles sont loin les montagnes pyrénéennes qui illustraient son début de campagne. L’homme s’est parisianisé, brouillant son image et affectant son crédit auprès des français.

 

Monsieur Bayrou est entrain de vivre la fable de la grenouille qui voulait jouer au boeuf et nous connaissons tous la fin.

par Jean-Hubert publié dans : Politique
Samedi 31 mars 2007
- Bayrou ne porte d'ailleurs aucune valeur chrétienne.

Il suffit de se référer à ses positions très « tendance » sur les questions de société (mariage ; adoption ; euthanasie ; racines chrétiennes de l'Europe ; indignation le jour où les drapeaux furent mis en berne pour la mort du pape).

 - Bayrou est anarcho-centriste.

Son discours est celui d'un populisme très nouveau. Pour la première fois celui-ci est positionné au centre, et pas aux extrêmes (comme le PCF au temps de sa magnificence, ou comme l'UDCA de Poujade). En position de réceptacle/catalyseur droite-gauche, son pouvoir de nuisance est très fort. Son but est de tuer le régime, de passer sur le ventre des seules institutions équilibrées que la France ait connu depuis longtemps.

 - Bayrou n'est plus de droite.

Officiellement « démocrate chrétien », il a quitté avec fracas le groupe PPE après les dernières élections européennes pour rejoindre des micro-partis croupions de centre gauche comme la « Marguerite » italienne. Rappelons que le PPE rassemble toutes les formations de droite et du centre d'Europe. Mais bon, peut être que François B. a dû trouvé le parti social-chrétien belge ou la CDU allemande trop réac' à son goût...

- Bayrou n'est pas le candidat de l'assainissement de nos finances publiques.

N'est pas Pinay ou Poincaré qui veut. Il ne suffit d'avoir une tête de paysan madré pour être économe. Selon une étude de l'Institut COE-Rexcode (parue aujourd'hui), le coût net de son programme est de 5,5 Mds euros. En 5 ans, il aggraverait la dette de près d'un point de PIB.

- Bayrou n'incarne aucun renouvellement des vieilles pratiques qu'il condamne.

Ces compagnons fumeurs de cigare et amateurs de bonne chère sont de fidèles et loyaux alliés des majorités de droite au sein des collectivités. Prétendant incarner la modernité, il se donne pourtant des airs de vieux maquignon rad'soc' recuit. Le siège du Général n'est pas fait pour Henri Queuille...

- Bayrou, s'il est élu, ne pourra pas gouverner.

Il esquive systématiquement la question de sa future « majorité présidentielle ». Au mieux, les spectateurs sont gratifiés d'un sourire entendu sur l'air de « vous verrez ce que verrez » et... plus rien. Sans parler du bluff honteux sur le nom de son futur premier
ministre, dont il n'a par ailleurs pas la moindre idée.

- Bayrou utilise le mensonge, le sophisme et la malhonnêteté intectuelle sous toutes leurs formes

Sa posture de concentration de la droite et la gauche porte en elle la mort de la politique, le sel même de ce qui fait la richesse de notre démocratie représentative : la possibilité de l'alternance Ce qui fait la dignité du citoyen, l'exercice de sa liberté souveraine, c'est sa faculté à choisir, en conscience ce qu'il croit être bon et juste pour son pays. Avoir un centre mou surétendu, c'est ne plus avoir de choix, juste de la grisaille. Ou alors les extrêmes comme seul horizon...

Voilà. Bien sûr, on pourrait en dire plus, mais il fallait que ça sorte. Canaliser un sentiment de colère, de révolte devant un tel avilissement, un tel cynisme. Parce que trop c'est trop. Parce que tous les coups ne sont pas permis. Parce qu'on ne doit pas mentir aux citoyens ainsi en racontant tout et son
contraire.

La démocratie est une éthique de responsabilité et une exigence de vérité. Deux qualités qui font cruellement défaut à M. Bayrou.

Lundi 26 mars 2007

-         François Goulard soutient Bayrou : après le sous ministre Begag, c’est au tour du sous ministre Goulard de se rallier au centriste révolutionnaire. Outre le fait qu’il s’agit, une fois encore d’un problème personnel et non programmatique, on peut s’amuser de voir un grand libéral rejoindre un homme qui n’a jamais été classé comme tel. Alors que Sarko est catalogué comme le grand méchant loup libéral, Goulard préfère rejoindre le camp du ni ni... Qui plus est au moment où les sondages sont favorables au béarnais. Les maroquins ministériels, y’a que ca de vrai…

-         Ségo souhaite donc que chaque maison française agite un drapeau français le 14 juillet… Cette idée est séduisante. Je m’étonne cependant que Libération ne parle pas de lepénisation des esprits quand la candidate socialiste évoque cette idée… De même, quand elle prend comme modèle Jeanne d’Arc (autre bonne idée), personne ne vient rappeler que la pucelle est l’idole du FN… Par contre, quand Nicolas parle de délinquance, alors là, c’est « halte au fascisme »…

-         François Bayrou s’inquiète de la tournure nationaliste de la campagne. Cet homme me dégoute de plus en plus : utiliser les grosses ficelles de la gauche quand l’on se remet (enfin) à parler de la France me rend cet homme encore plus opportuniste qu'hier. Mais où va t'il s'arreter?

-         Mariton nommé ministre. Il doit être content : il aura été ministre un mois et jusqu’à sa mort il se fera appeler "Monsieur le ministre". Qu’il en profite de ses émoluments car à mon avis il n’est pas près d’y retourner, dans un ministère.

Mercredi 21 mars 2007

-         les profs ? toujours les profs… Décidemment, la particularité d’une partie des professeurs français est bel est bien sa volonté de ruiner l’avenir de nos enfants. Je n’ai pas le souvenir d’une mesure, même minime, qui n’ait pas soulevé de grève dans l’éducation. Le scandale est atteint lorsque ces grèves s’opèrent à quelques mois du bac… Ces gens préfèrent vraiment leurs petits intérêts au rôle que leur a attribué la société : transmettre le savoir à nos chérubins…

-         Simone Veil gênée par l’association des termes « immigration » et « identité nationale » : ca commence bien… Nous l’avions déjà souligné, ce genre de soutien n’apporte rien, pas une voix et critique tous les mots prononcés par le régime de Vichy (voir des socialistes puisque cette idée remonte au Front populaire…). Pétain a dit : « j’aime la viande ». Les bons esprits diront : « soyons végétariens ». Céline a dit « le métier d’écrivain est un métier fabuleux ». Les bons esprits diront : « il n’y a pas plus ennuyant que le métier d’écrivain ». La bonne conscience est ainsi faite : ne jamais prononcer les mots de l’autre. Le résultat ? Le silence et l’immobilisme total sur les sujets les plus importants !

-         Besson sort son livre : malgré la lâcheté que ce geste comporte, force est de constater que les socialistes sont des éléphants qui trompent énormément. D’aucuns diront qu’il aurait pu le dire avant, dès l’élection de Marie Ségo qu’elle était incompétente, pétrie d’une pure ambition personnelle et pas collective pour un sou. A cet égard, saluons le courage d’Allègre. Lui au moins, il n’a jamais fait partie de la cour de Marie Ségo. Sur le fond, son livre ressasse des choses dont se doutaient les fidèles lecteurs de Désirs de Réaction.

-         Bayrou se vante d’être bien reçu en banlieue ? La bonne blague… Quand on ne dit pas la vérité, quand on se tait sur tout ce qui fâche, pas étonnant d’être bien reçu. L’entendre dire que lui, il connaît les problèmes de la banlieue alors qu’il n’y a pas mis les pieds depuis sa gifle en 2002, c’est drôle.

-         Je pense parfois à l’ami Chevènement : il doit aussi se dire que le PS est tombé bien bas. En même temps, personne ne l’a obligé à se vendre à Royal. Dommage, il pourrait faire entendre sa petite voix mais Ségo est trop mégalo pour laisser les autres s’exprimer.

-         Chevènement toujours : Jean Pierre, peux tu appeler Bayrou en lui rappelant ta stratégie de 2002 : toi l’homme de gauche depuis toujours, porté par des sondages flatteurs, nous promettais, la main sur le cœur, que le clivage droite/gauche était dépassé et que jamais tu n’y retournerais. Résultat ? Retours au bercail, comme prévu. 

Dimanche 18 mars 2007

Pour de nombreux analystes, la campagne présidentielle de 2002 s’est jouée sur la question de l’insécurité. La plupart des médias avaient été accusés de mettre ce thème sur le devant de la scène. Souvenez-vous également des querelles sémantiques sur la frontière entre l’insécurité et le sentiment d’insécurité. Cinq ans après tout cela semble oublié. Pour reprendre l’une des expressions de notre Président de la République actuel, cela a fait « pschitt ». Plus exactement le thème de l’insécurité est abordé sous un autre angle, tout aussi important, celui de l’emploi.

 

Pourtant à l’exception de la tranquillité des candidats rien n’incite à l’oublier. Nous avons eu la révolte des banlieues en novembre 2005, puis les attaques des lycéens manifestant contre le CPE à Paris en mars 2006. Un reportage récent paru dans l’Express nous rappelle également que l’insécurité est toujours un problème majeur pour les gouvernants de demain. Ce reportage intitulé « la loi du silence » nous plonge au cœur d’une banlieue dans laquelle il est plus facile de faire du commerce de stupéfiants que de pouvoir s’exprimer (voitures des habitants brûlées, menaces verbales ...).

Les statistiques indiquent que les violences faites aux biens diminuent, comme dans la plupart des pays européens. En revanche les violences faîtes aux personnes restent importantes. Ces résultats peuvent paraître minimes au regard des différentes lois qui ont été votées. Ils traduisent à mon sens l’ampleur de la tâche à réaliser pour que certains territoires de France redeviennent des zones de droit. Pour ce faire il faut que le problème soit enfin traité réellement. N’en déplaise à Mme Royal, il ne suffira pas de fixer une ligne de conduite à son futur ministre de l’intérieur. Il faudra également qu’elle ait du courage et des idées (allusion à l’une de ses répliques jeudi soir dans l’émission « A vous de juger ») !

 

Au préalable il faudrait rompre avec deux postures extrêmes qui nuisent au traitement de ce problème : la victimisation et la lepénisation. Le premier phénomène consiste à penser que la violence peut trouver des justifications dans une certaine misère sociale. Le second phénomène laisse penser que le thème de l’insécurité est nécessairement traité dans l’optique de draguer les électeurs du front national ou d’appliquer les recettes du candidat frontiste. Je ne vois en ce thème ni clin d’œil ni appel du pied à l’électorat de Jean-Marie Le Pen. 

Deuxièmement il est indispensable de restaurer l’ordre. Il ne s’agit pas de restaurer un sentiment ou une apparence d’ordre qui consisterait à acheter une paix sociale en laissant les trafiquants trafiquer. Ainsi est-il anormal que des services publics (policiers, gendarmes, pompiers, SAMU, bus…) ne puissent pas accéder à certaines zones. Le démantèlement de ces trafics ne se fera certainement pas grâce à la police de proximité. Il faut peut-être intensifier l’action des groupements d’intervention régionale (GIR).

Troisièmement il est nécessaire de mener une réflexion sur la justice des mineurs et des multirécidivistes. Le fait d’être convoqué devant le juge ne dissuade plus certains sauvageons. Pire il semble que dans certains quartiers le fait d’être interpellé et emprisonné pour quelques mois soit un signe de reconnaissance sociale !  

Enfin une action éducative me paraît salutaire. Elle visera à remettre à la fois l’éducation parentale et l’instruction scolaire au centre de la vie. Oui on peut recevoir à l’école des savoirs tout aussi intéressants que ceux que l’on découvre dans la rue entre copains.              

 

En raison de l’enjeu qu’il représente mettons le thème de l’insécurité à la place qu’il mérite dans la campagne présidentielle. Ayons un débat honnête par respect des personnes qui en sont les victimes récurrentes. 

 
 
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