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  • : Désirs de Réaction
  • : L'idée de ce blog provient du cerveau de 5 garçons issus de milieux professionnels différents mais préoccupés par la même obsession : la prédominance du politiquement correct et de la bienpensance dans les médias.
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Mardi 26 février 2008

Non pas que la diva ait disparue, je parle de son retour sur ses terres Picto-charentaises. En effet, ma présidente, de région, a eu des mots avec son premier vice-président, Monsieur Fountaine. Pour la petite histoire, c’est à lui qu’elle avait confié les clefs de la maison pendant son périple présidentiel. 

Pour une broutille fiscale, Marie-Ségolène a vu rouge. A l’occasion d’une session spéciale la présidente en a profité pour créer à l’insu de tous une quinzième vice-présidence du conseil régional chargée des prérogatives de son premier vice-président. Monsieur Fountaine, surpris par la « punition » a voulu prendre la parole, chose qui lui a été refusé par la Diva. Celui-ci a alors préféré quitter l’hémicycle Picto-Charentais, dénonçant le manque de transparence et l’absence de concertation dans l’exécutif régional. Et ce n’est pas moi qui le dis, même si j’éprouve un malin plaisir à vous le retranscrire. 

Drôle, de voir que chacun des déplacements Royalistes est suivi avec attention par les médias, mais que cette passe d’arme régionale, qui en dit long sur le mode de gouvernance de la diva, a été passée sous silence par les médias nationaux.

Nous n’en sommes plus à ça prêt. Mais en cette période de chasse au Sarko, espèce peu protégée, et pourtant bien rare, il est bon de souligner ce a quoi l’on a échappé en mai dernier.

par Jean-Hubert publié dans : Politique
Jeudi 21 février 2008

  Pour faire parler de lui quand les temps sont maussades, Sarkozy a toujours eu du flair. Systématiquement, il énonce une mesure, une idée, un point de vue qui concentre les tirs des médias et de la classe politique. Ces derniers mois, les thèmes n’ont pas manqué : immigration, colonisation, respect de la France, génétique, Guy Moquet, mariage, vacances… La liste est longue de tous les thèmes évoqués par le Président pour faire parler de lui. Sa stratégie de communication peut être résumée dans cette formule : « tant qu’on parle de moi, on ne parle pas des autres ». Cette théorie, inverse de celle du Président sortant, a démontré sa justesse et son efficacité.  

  Pourtant, sur le fond, elle peut s’avérer infondée. L’idée de demander aux élèves de s’identifier à un enfant juif mort pendant l’Occupation est tout simplement scandaleuse. Mettons de côté l’arguement d’un certain nombre de psychiatres qui considèrent que cette identification est dangeureuse pour l’élève car elle introduit l’idée de mort dans l’esprit de jeunes enfants. C’est peut être vrai, je n’en sais rien.

 L’essentiel est ailleurs, bien ailleurs :

1)      Sarkozy a assisté à ce fameux diner du Crif, diner qui n’est qu’une réunion mondaine. Le Président de la République n’a rien à faire devant un pare terre de gens davantage préoccupés par le moyen Orient que par l’avenir de leur pays : la France. Les seules fois où il a été question de notre pays, c’était pour dénoncer la montée de l’antisémitisme (véridique) mais sans en identifier les auteurs. Quand l’antisémitisme se résumait à l’extrême droite, les hauts dignitaires juifs n’avaient jamais assez de mots pour exprimer leur dégout de la bête immonde (bête soit disant génétique chez les francais..). Depuis que cette dernière a vu ses militants condamnés lourdement par la justice, ses actions anti juives ont décrues. Dans la même période, les actes antisémites des nouveaux immigrés a explosé, sans que la presse, pour éviter les tensions communautaires » (sic), s’en émeuvent.

2)      Cette mesure est en contradiction totale avec sa campagne présidentielle. Durant des mois, Nicolas Sarkozy a répété partout qu’il fallait en finir avec la repentance. Les premières pages du roman national, que le Général avait mis tant de temps à écrire, ont été déchirées par Chirac lorsqu’il a reconnu la culpabilité de l’Etat français au Vel d’Hiv en 1995 (discours d’Albanel…). Une étape supplémentaire a été franchie par la mesure Sarkozy : les enfants français seront rendus coupables des faits commis par une poignée d’irresponsables trop heureux de se soumettre à l’ennemi. La France est dotée d’une histoire exceptionnelle : pourquoi ne jamais mettre en scène ces évènements qui font de nous un pays hors norme ? Comment faire aimer la France à nos enfants en ressassant nos crimes ?

3)      Cette mesure conforte l’idée (absurde) selon laquelle Sarkozy serait aux mains de la communauté juive : la commémoration à géométrie variable donnera des arguments aux adversaires les plus farouches du Président (oubliant qu’au moment de la création du culte musulman, les mêmes dénonçaient l’islamophilie du ministre de l’intérieur…).

4)      Enfin, d’un point de vue politique, l’intêret est nul : les juifs de France sont en grande majorité acquis à la cause du Président actuel.

En résumé, Sarko a commis une énorme erreur. Si l’intention était de faire diversion, c’est un succès. Au prix d’une escalade identitaire, c’est cher payé, trop cher payé !

 

Lundi 11 février 2008
david_martinon_demission_neuilly.jpgLes élections municipales vont devenir le premier grand test pour le Président Sarkozy et sa majorité.
Lui qui avait voulu au début en faire un enjeu national voire une sorte de plébiscite pour sa personne a du changer ses plans quand les maires ou les candidats lui faisaient savoir que sa présence n’était pas forcément voulue. Et les seuls qui maintenant veulent faire de cette élection un enjeu national sont les partis de gauche qui sentent bien que le vent tourne en leur faveur malgré leurs dissensions et leur peu de réponses aux projets du gouvernement.
Et ce qui s’est passé ce week-end risque de ne pas arranger les affaires de la droite et de Nicolas Sarkozy en particulier.
En effet, son propre porte-parole, le chouchou qu’il avait lui-même imposé à Neuilly, la ville où il a fait toute sa carrière politique, David Martinon est en plein naufrage. Et ce naufrage est en partie du au fils du Président, qui vient avec certains colistiers de monter leur propre liste.
Sarkozy en ce moment doit être en train de se demander ce qui lui arrive : sa majorité le fuit sur le terrain, sa majorité le chahute car ne supporte plus sa façon de diriger le pays et sa vie personnelle, et il n’arrive pas à maîtriser ses proches, sa famille.
Car maintenant que vont croire les Français qui voient un président incapable d’imposer un candidat à Neuilly, même pas à son propre fils et qui doit changer ses plans. Certes cela serait la conséquence d’un sondage catastrophique et selon certains la conséquence des répercussions de l’affaire du SMS (Martinon serait suspecté d’être l’auteur de la fuite). Cette affaire n’est que le symbole des problèmes actuels du Président, et risque d’avoir un impact sur les autres villes de France.
 
Le Président a besoin de rapidement prendre les choses en mains s’il ne veut pas perdre la face et surtout s’il veut que la droite ne paye pas trop les pots cassés.
 
Edit : Les mesures viennent d’être prises, avec le retrait en catastrophe de la candidature de Martinon. La décision a été rapide mais elle ternira la suite des élections municipales.

par Archibald publié dans : Politique
Mardi 5 février 2008
-         Madame Chirac avait coutume de répéter à son mari : « Le jour où Napoléon a quitté Joséphine, il a perdu son Empire ». Sous entendu, « le jour où vous me quittez, vous tomberez ». le parallélisme entre la chute dans les sondages de Nicolas et sa rencontre d’avec Carla est frappant. Il s’agit d’un concours de circonstances vous diront les commentateurs non avertis. Il me semble au contraire que ces frasques participent du décrochage dans les sondages. Nicolas a gagné grâce à l’électorat historiquement à droite, électorat qui goute peu aux modes de vies de nouveaux riches. Le temps où il touchait des sommets de popularité est loin. C’était le temps où Cecilia participait à la libération des otages bulgares. L’explication de la chute dans les sondages vient d’ailleurs mais son mode de vie l’accentue fortement.
 
-         Le football est devenu une arme de propagande, au même titre que la télévision. Les non sportifs de la bienpensance aiment à réciter le refrain anti raciste véhiculée selon eux, par notre équipe nationale. En regardant la coupe d’Afrique des nations, je m’étonne que personne n’ait soulevé le décalage entre les joueurs et les sélectionneurs : une partie non négligeable d’équipes africaines, pour éviter qu’une ethnie soit favorisée par rapport à une autre, se tourne vers un sélectionneur occidental. A quand un communiqué de presse de  SOS racisme pour saluer l’efficacité d’un Président européen dans les pays africains, seul remède aux guerres ?
 
-         Les sondages se succèdent et se ressemblent à Paris : le symbole du gay l’emporte sur celui de la femme (comme dans de nombreuses capitales mondiales). LUMP tente de copier ce qui a fait de Delanoë un maire : le symbole d’une Cité « moderne ». Le seul hic, c’est la compétence : Delanoë est un maire compétent et cohérent sur ses choix : faire de Paris une ville festive. De Panafieu, c’est la Ségolène de l’UMP. Du charme mais aucune épaisseur.

Lundi 4 février 2008

Francois_Bayrou_Modem_desirsdereaction.jpegCette question récurrente qui n’avait pas trouvé de réponse lors de législatives garde encore tout son intérêt. Les élections municipales qui approchent permettent de voir les listes se découvrir. Et chaque jour apporte son lot de surprises.

En effet le Modem avait affirmé qu’il présenterait des listes indépendantes dans certaines villes (comme Paris ou Lyon par exemple) et que dans les autres villes selon la politique locale il s’allierait avec le PS ou l’UMP. Déjà cette pratique me semblait bizarre car sans aucune ligne directrice ni cohérence nationale. L’argument d’alors était le même qu’au plan nationale : le Modem n’est pas partisan et il est prêt à participer avec les équipes les plus pertinentes. En fait le Modem est prêt a travailler avec ceux qui peuvent les mettre au pouvoir, surtout avec la gauche.
Mais c’est dernier temps cette ligne politique déjà peu claire prend une autre dimension. Je ne prendrai que deux exemples qui me parlent plus particulièrement : Lyon et Bordeaux.
A Lyon tout d’abord c’est la grande pagaille. L’ancien tête de liste du Modem a finalement rejoins la liste UMP de Perben suivi de 4 de ses colistiers. Mais le Modem n’a pas apprécié ce soutien à la droite et le reste du Modem demande soit une nouvelle liste, soit surtout un rapprochement avec l’actuel maire Collomb. A cela se rajoute la démission du président départemental Mercier qui n’a pas apprécié le rendez-vous secret entre Bayrou et Collomb. Bref une belle pagaille.
A Bordeaux c’est à peu prés le même scénario : le Modem avait déclarer soutenir Juppé, or Rousset a dévoilé sa liste la semaine dernière et oh surprise !, des membres du Modem sont aussi présent sur la liste. Comment le Modem peut-il avoir un message clair, si ses membres soutiennent des listes opposées ?
Et puis voila Bayrou qui se voit comme le premier opposant de Sarkozy. Rappelons lui quelques bases de la politique pour pouvoir endosser ce costume qui semble encore trop grand pour lui :
-          Pour pouvoir s’opposer il faut avoir des troupes. Etre le premier opposant du Président de la République nécessite une vraie légitimité et des supporters nombreux et bien organisés. Pour l’instant le Modem c’est l’auberge espagnole : on s’y amuse peut-être beaucoup mais ils ne sont pas nombreux, ils n’ont pas la même vision de la France et n’ont pas de cardes pour les diriger.
-          Pour pouvoir véritablement s’opposer il faut avoir du poids. Or même si Bayrou a fait un bon score aux Présidentielles, les législatives ont été pour lui une vraie catastrophe (en partie a cause des défections). Tant que le Modem n’aura pas de vraie représentativité, Bayrou ne sera rien.
 
 
Pour répondre à la question posée au début de cet article, je crois que le Modem va droit dans le mur. Reste à savoir quand et qui seront les morts :  la démocratie chrétienne risque de périr.
par Archibald publié dans : Politique
 
 
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