
Le 29 mai 2005 avait marqué un tournant dans les relations entre la France et l’Union européenne. Pour la première fois le peuple français s’opposait à ce
qu’une nouvelle étape soit franchie dans la construction communautaire.
Dans son programme l’actuel Président de la République avait affiché sa volonté de revenir sur cet échec en négociant rapidement avec les autres Etats membres un mini traité simplifié (l’expression laisse rêveur). Il y est parvenu.
Il propose maintenant une adoption par la voie du Congrés. Ce mode de ratification est une terrible désillusion pour tous ceux qui croient encore en la souveraineté nationale. Comment ce que le peuple a lui-même rejeté pourrait être adopté par ses représentants ?
Forcer ainsi la main aux Français n’est certainement pas la meilleure façon de les réconcilier avec l’Europe. Espérons par ailleurs que Nicolas Sarkozy ne se laissera pas influencer par certains de ses conseillers sur l’abandon du recours au référendum pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ce serait trahir plus qu’une promesse de présidentiable, une disposition constitutionnelle.
Mon parrain allemand me dit toujours au
revoir en ponctuant cet au revoir par un tonitruant : « Vive l’Europe ». Lui qui a connu enfant la folie des nazis, l’horreur des bombardements des alliés, considère l’Europe
comme le seul moyen d’avoir un développement harmonieux de nos pays sans guerre future.
Notre cher Président semble décidé à commettre l’irréparable
(quoique…) : demander la main de Carla. Outre ce que des yeux attentifs auront remarqué (Carla,c’est Cécilia en plus jeune), il convient de s’interroger sur l’idée même de voir Carla devenir
première Dame de France.
La France gagnera en couverture médiatique, c’est une certitude. Je me suis toujours demandé pourquoi les hommes politiques les plus puissants
du monde se mariaient avec des femmes qui, elles, n’étaient pas les plus jolies du monde. Les hommes d’affaires, et ce depuis longtemps, épousent en deuxième ou troisième noce, des femmes plus
jeunes et jolies. Pompidou, Mitterrand, Chirac en France, Bush, Clinton, Blair pour évoquer les plus célèbres ont chosi des femmes de leur age et pas les plus jolies…Chacun a préféré aller
voir ailleurs, mais dans le cadre du mariage. La photo des chefs d’Etat et de leurs épouses n’a jamais fait fantasmer un adolescent… Avec Carla, c’est la certitude de voir toutes les caméras du
monde sur notre couple présidentiel. C’est un avantage mais c’est le seul.
En effet, la France fera vendre des images et des journaux. Pour
autant, la crainte croît de jour en jour à la pensée d’un mariage entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Je sais, je suis rabat-joie et pessimiste. Peut être mais je vous aurais
prévenus !
Nicolas est un homme viril, il ne cesse de le répéter à ses
interlocuteurs (« Moi, contrairement à mes prédécesseurs, j’ai des c… !»). Sa virilité se traduit à un double niveau : son besoin de plaire (comme ses prédécesseurs) et son besoin
de combat physique. Toutes les biographies témoignent de sa soif de combat, de défis, de conflit. Ses tics manifestent une angoisse, une envie de détruire son adversaire qui font plaisir aux
militants mais déplaisent aux Français. Sa virilité se conjugue avec une horreur, très masculine, de la solitude. Il divorce et un mois après, il est au bras d’une femme. Rien d’anormal certes.
Cependant, et là est l’inquiétude, il est au bras de Carla, Carla la mangeuse d’hommes (de pouvoir de préférence, elle ne m’a d’ailleurs, comme par hasard, fait aucune avance…).
Nicolas, me semble t’il, est très peu influençable sauf lorsqu’il
aime : tel un adolescent, quand il aime, il obéit. Le poids de Cécilia, de sa mère ont toujours étonné sa garde rapprochée. Il était prêt à tout pour garder Cécilia. Il sera, j’en ai peur,
prêt à tout pour garder Carla. Encore une fois, loin de moi l’idée qu’il doive rester célibataire. Je crois au contraire qu’il a besoin de stabilité et d’une oreille attentive pour garder son
sang froid.
Le drame, c’est Carla. Cette femme sait faire souffrir les hommes.
Nicolas est prévenu ! Le drame, c’est Carla. Cette femme n’aime pas la France, ni les français, elle le ressasse à longueur d’entretiens. Le drame, c’est Carla. Cette femme est
« libérale-libertaire ». Tout ce que Nicolas a dénoncé dans sa campagne, tout ce que Nicolas nous a promis de réduire à la portion congrue. Elle a été de tous les rassemblements
anti-raciste, plèbe où se rejoignent les célébrités en mal de « nazisme » àdénoncer. Il faut bien s’ériger contre la société alors créons des ennemis
invisibles… Cette femme ne vote pas. Cette femme bénéficie de tous les avantages de la mondialisation sans en subir le moindre inconvénient. Cette femme est contre la pauvreté, contre les
expulsions, contre les ghettos, les discriminations, le chauvinisme, l’homophobie… Elle a tout pour plaire…
J’en viens à me dire que j’aurais préféré qu’il tombe amoureux de
Ségolène : elle est belle et bien élevée. Cette dernière a plus de principes, plus de valeurs que Carla… L’idéal aurait été une Mme de Gaulle, bien sûr : elle l’aurait assagi,
réconcilié avec sa foi, donné des repères à notre Président. Le Général avait épousé sa semblable, Pompidou aussi. Le gauchisme de Danielle amusait le dernier Roi de France, Mitterrand et la
noblesse de Bernadette donnait un gout exquis au mariage de Jacques, qui, comme tout bourgeois qui se respecte, ne rêve que d’une chose : se fondre avec l’aristocratie. Nicolas avait renoué
avec la tradition : sa femme lui ressemblait. Il semble que désormais, il s’éloigne de lui-même. Sa vie privée, je m’en fiche mais si elle a des conséquences sur ses choix législatifs, je
m’inquiète..
Mme de Pompadour, par son « génie » (sic) des alliances, a réussi à convaincre Louis XV de la nécessité de s’allier avec l’Autriche. Ce choix « judicieux » se révéla une catastrophe géostratégique majeure dans l’Histoire de France : la perte de nos colonies américaines. Le déclin de la France pointait son nez. Que Carla s’occupe de chanson et tout ira bien. Dans le cas contraire, Nicolas aura gagné une femme et perdu des électeurs. Une femme de gagnée, des millions d’électeurs perdus…
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La baisse dans les sondages se fait sentir avec de plus en plus d’insistance : Nicolas Sarkozy connaît un vrai trou d’air. Le plus intéressant c’est de voir la manière qu’ont les français de
découpler l’homme de l’action. Son personnage déplait mais ses mesures bénéficient d’un soutien sans faille. C’est donc sur la perception que les français ont de lui que du travail reste à
faire : à se comporter comme un milliardaire alors que les signaux sont au rouge, ce n’est pas très adroit. Le problème n’est pas moral (tant mieux pour lui s’il a les amis qu’il a…) mais
stratégique. Son train de vie énerve les français, peuple baigné dans l’égalitarisme depuis la Révolution Française. C’est malheureusement la duplicité de Sarkozy : des paroles fortes, des
mesures nécessaires mais un mode de vie de soixante-huitard. La vieille éducation bourgeoise a des qualités innombrables dont celle de se méfier des artifices matériels. Il est bien dommage que
notre président préfère la non éducation des nouveaux riches à celles de la bourgeoisie d’antan…
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Certes ils sont là depuis peu. Certes ils n’ont pas la vie facile. Certes ils ont peu de pouvoir. Pourtant, le bilan (provisoire des ministres d’ouverture) est calamiteux : rien ne sera
retenu de leur action sauf des déclarations à l’emporte pièce. Petit rappel : Kouchner votera Delanoë, Fadela ne votera pas Sarko, Hirsch passe son temps à critiquer les lois sur
l’immigration et Bockel veut mettre fin à la Francafrique, seule politique qui peut nous permettre de résister au pillage de l’Afrique par les chinois… Quelqu’un peut il leur expliquer que ces
déclarations nuisent au gouvernement auquel ils appartiennent… ?
- Résumé à l’usage de nos amis de gauche : le paquet fiscal est consacré pour moitié d’allègement de charges sur les heures supplémentaires, sur la défiscalisation du travail des étudiants, de la déduction des intérêts d’emprunt sur l’immobilier et sur le bouclier fiscal. Sauf sur le dernier point dîtes moi en quoi ce paquet fiscal favorise les riches !!! Pourtant, l'argument "c'est un cadeau pour les riches ce paquet" est proclamé à longueur d’antenne sans que personne ne rappelle le contenu de cette fameuse mesure. Juger de son efficacité est une autre chose ; Sur ce point, le temps sera juge de paix ;



