La phrase du jour
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée. » Jean Raspail, militant de l'espoir
N’en déplaise à certains, il semble que, pour une fois, l’Amérique latine nous indique la voie à suivre.
En effet monsieur Calderon a été confirmé dans sa victoire électoral. Malgré la pression de la rue, et du candidat de gauche qui refusaient le verdict des urnes. Quelle leçon, un pays qui ne cède pas face à plusieurs milliers de personnes dans la rue. Quel exemple, un pays qui respecte les règles élémentaires de la démocratie en entérinant le choix du plus grand nombre.
Chers lecteurs, le Mexique nous montre la voie. En effet, au vue de ce qui se prépare en France pour les élections présidentielles, il n’est pas impossible qu’au soir du second tour et dans les semaines qui suivront (si la droite l’emporte), la gauche n’essaye pas à son tour de ravir le pouvoir par la rue! Il nous faudra alors défendre nos institutions, en appeler à l’arbitrage des sages et ne pas nous laisser entraîner dans une quelconque surenchère.
Un article du monde a attiré notre attention ( http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-806378,0.html). Celui-ci était en tête des articles recommandés les lecteurs du monde. Cela est surprenant pour un article de fait-divers digne d’un petit journal local.
Mais en s’y penchant de plus près, on ne peut être qu’étonné par le ton de l’article, véritable réquisitoire contre un père « tyrannique » assassiné par son fils.
L’article revient sur les faits en expliquant qu’un enfant de 14 ans a assassiné son père avec un fusil de chasse qu’il a chargé pour ensuite tirer dans le dos de son père. Tout cela parce que ce dernier voulait brûler sa PS2. Et devant les yeux de sa petite sœur. Fin des faits.
Place à la manipulation. Cet homme semble très autoritaire voire « tyrannique » selon les mots de l’avocat de l’enfant. En effet il n’a pas le droit de sortir, devait faire des travaux manuels dans la maison et dans le jardin et respecter le repos de son père.
"Georges n'était pas un tyran, tempère Colette Permingeat, cousine de la victime. Il était strict et ne voulait pas que ses enfants traînent. C'était un fervent catholique."
Mais le tableau est vite noirci. D’abord par cette remarque : "C'était un fervent catholique."
Mon Dieu, un Catho !!! Sale engeance ! Puis on fait remarquer que le voisinage est plutôt content de ce meurtre : en fait c’est un service pour la communauté. Il est dit que c’était un piètre artisan. Pas de sources, que des généralités. Puis vient le coup de grâce. On insinue que ces idées pouvaient être proche des idées de l’extrême droite (je précise proche donc ce ne sont pas les mêmes idées) et que surtout il était raciste.
Viens ensuite le portrait du petit. C’est un enfant brillant, avec un an d’avance et qui a un rêve formidable : devenir professeur de math. Mais surtout, là est son avantage : il n’est pas un raciste comme son père. Tout le voisinage pleure pour lui mais en aucun cas pour le méchant-raciste-peut-être-d’extrème-droite-en-plus-catho-qui-paraît-m’a-t-on-dit-par-la-mère-michel-est-mauvais-travailleur.
Donc souvenez-vous de ceci : si vous voulez assassiner quelqu’un, dîtes qu’il est raciste, méchant et d’extrême-droite (bien sur cela va de pair, mais on sait jamais il faut le préciser).Ou même de droite, cela marche aussi. Vous ne serez sans doute pas acquitté mais au moins vous aurez le soutien du Monde !!!
Lire Libération provoque à coup sûr un début d’ulcère à toute personne normalement constituée. Mais aujourd’hui c’est l’exaspération totale, violente, qui vous prend au tripes.
L’article de Libération sur le retour de Juppé ne laisse place qu’à l’opinion de l’opposition municipale sans jamais donner l’avis de l’intéressé ou de la majorité. Bref un article à charge.
Mais ce qui provoque les plus vives réactions se sont les commentaires de lecteurs. Premièrement on présente Bordeaux comme un repaire de « bourges », une ville « d’esclavagistes », des bordelais tous collabos qui ont vendu leur vin aux allemands… Bref on ne parle que des mauvais cotés de Bordeaux, on la salit. Et pour les bordelais que nous sommes (de cœur ou de naissance) cela est assez insultant.
Deuxièmement on crache sur le personnage. Certes il a été condamné, mais n’oublions pas qu’il a purgé sa peine. Et puis c’est oublier sa formidable débauche d’énergie pour redynamiser Bordeaux. Les Bordelais l’apprécient fortement pour tous les changements visibles ou non dans leur vies de tous les jours.
Troisièmement on oublie un peu trop vite le passé. Emmanuelli fut condamné pour un détournement de plus de 1 milliard de francs. Depuis il est redevenu député, président du Conseil Général des Landes et membre du bureau politique de PS en charge des élections présidentielles. Lors de son retour je n’ai entendu aucun des cris d’orfraie d’aujourd’hui, aucune remarque ni sur la démission immédiate du député de l’époque ni sur celle du président du Conseil Général.
Donc messieurs les gauchistes, un peu de dignité et surtout faîtes du ménage chez vous.En voilà un qui me sort par les pores. Bové annonce depuis plusieurs mois mais l’a réaffirmé hier dans une lettre aux verts qu’il « était disponible pour incarner une candidature du rassemblement de la gauche ».
Déjà faisons un point sur la définition de « gauche » pour lui. En effet quand on pense à la gauche on pense un peu à l’UDF, beaucoup au PS, MDC, Verts… Pour lui la gauche ce n’est pas le PS car certains sont adeptes du social-libéralisme. Mais ce qui fait rire (plutôt jaune à chaque fois) c’est cette volonté de refuser le libéralisme économique et de promouvoir l’économie socialiste donc le communisme. Mais dans quelle société vivons nous ? Avons nous oublié les tragédies des régimes communistes du siècle dernier. Sommes-nous aveugles pour ne pas voir que les derniers régimes communistes sont des faillites économiques, des famines à répétition, un musèlement de toute liberté… Bref aucun argument valable pour soutenir cette extrême gauche violente.
De plus venant d’un délinquant comme lui cet acte de candidature est déplacé. Il a encore participé cette semaine à la destruction de champs OGM ou prétendu l’être. On peut être circonspect vis-à-vis des OGM, mais comment étudier l’impact des ces plantations sans faire quelques expérimentations encadrées. De plus l’année dernière son collectif c’était plusieurs fois trompé en fauchant des champs de céréales non modifiées. Aucun respect de la propriété privée, que ses partisans veulent de toute manière détruire.
Et puis cet homme est arrogant au possible. Il s’est pris pour une Rock Star ( vous allez dire que j’en vois partout), pour le sauveur de la gauche et de l’extrême gauche, pour un Grand Homme. Alors que c’est un faux paysan, imbu de sa personne et surtout dangereux pour notre société. Donc Bové vas rejoindre tes bovins et laisse la France s’épanouir.
Hier, Jacques Chirac annonçait l’envoi d’un supplément de 1600 hommes au Liban. Tout le monde a salué cette annonce. Mais le PS, le PCF, Libération et d’autre personnalités gauchisantes (comme ce bon vieux Bayrou qui est en partie responsable de mon début d’ulcère) se sont empressés d’accentuer le fait que cette décision était tardive, que l’on aurait du prendre cette décision depuis longtemps, que l’on avait assisté à un « cafouillage » (Libération)…
Mais où va-t-on ? Si l’ONU donnait bien son autorisation pour envoyer des troupes, rien n’était défini pour les règles d’engagement. En clair les militaires ne savaient pas quand ils pouvaient tirer et encore moins si ils pouvaient le faire. Autant envoyer nos soldats au casse-pipe !!!
Il est de bon sens de ne s’engager que quand on maitrise les règles. Car si la France avait envoyé ses troupes sans ces règles et que la moindre attaque du Hezbollah ou d’Israël tournait mal pour nos soldats, comment aurions-nous justifié les morts de chaque côté ? N’oublions pas que l’armée française reste meurtrie par l’attentat au Liban en 1983 dit du Drakkar où 58 paras ont été assassinés. Il est compréhensible que l’armée ai demandé plus de garanties. Et encore les garanties accordées sont bien faibles : droit de tirer pour l’autodéfense et la protection des civils.
De plus n’oublions pas que les capacités de l’armée française ne sont pas extensibles. Les opex (opérations exterieures) mobilisent de nombreuses forces pour une puissance comme la France. L’effort français est donc à souligner
En bref l’attente était justifiée et la réponse, à un problème aussi compliqué, appropriée.



