La phrase du jour
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et
tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée. » Jean Raspail, militant de l'espoir
Vendredi 16 novembre 2007
Le monde marche sur la tête ! Y’a plus de saison ma pauvre dame ! Tout fout le
camp !
Ce sont les mots qui me viennent à la bouche à la lecture de cet article (ici). Arlette, la grande Arlette pourfendeuse des capitalistes, pour la défense des
travailleurs, celle qui attaque les socialistes depuis le temps de la SFIO vient de retourner sa veste.
Elle annonce que des accords seront possible avec le PS pour certaines municipales. Elle est même prête à nouer des alliances avec le PCF. Elle l’explique
en disant : « Ce qu’on ne veut pas, c’est nuire à la gauche dans les endroits où elle est fragile, ni nuire au PCF là où le PS veut lui prendre la mairie».
On savait que les trotskystes étaient de amateurs de cirque mais réussir à jongler comme cela avec les alliances revient du prodige.
Mais Arlette assure que LO gardera ses «programmatiques politiques : le marxisme, le communisme, le trotskisme. On n’est pas prêts du tout à renier tout
cela». Elle aurait tort d’ailleurs puisque l’extrême gauche n’a pas été aussi puissant depuis longtemps. Même si ce n’est pas LO qui est la locomotive de ce mouvement de radicalisation de la
gauche elle fait partie des meubles.
Mais ce qui est étonnant dans cet volonté d’accord avec le PS et le PCF c’est que cela lui fait tourner le dos à la LCR et au grand projet d’union de l’extrême
gauche. LO préfère se tourner vers les deux partis qu’elle a le plus combattu plutôt que de s’unir aux frères parfois ennemis de LCR. L’union catastrophique pour les européennes de 1999 est sans
doute encore dans les esprits. De plus LO se voit comme une proie dans l’union avec la LCR alors qu’elle pense avoir les moyens de prendre des voix au PCF ou au PS sur certaines
communes.
Travailleurs, travailleuses on vous ment : Arlette fout le camp…
Mercredi 14 novembre 2007
Chers lecteurs, notre blog ne pouvait que se féliciter de l’initiative prise par un groupe de 48 parlementaires UMP et Nouveau Centre.
Si certains de nos membres trouvent que de temps en temps trop de lois tuent la loi, cette fois nous nous en félicitons.
En effet, ces derniers ont cosigné un texte visant à faire du 9 novembre, date de la chute du mur de Berlin, une « Journée nationale d’hommage aux
victimes des régimes communistes ».
Il reste à parier que cette proposition jettera l’anathème sur ses concepteurs, mais quelle joie de voir cette initiative enfin fleurir en France. L’image de
la France, passablement écornée dans les anciens pays d’Europe de l’Est, verra sa côte remonter en flèche.
Messieurs au nom de l’ensemble de notre rédaction : BRAVO.
Nous vous mettons en lien le texte de loi pour que vous puissiez féliciter ces hussards de l’Assemblée Nationale (ici).
Hé oui nos camarades syndicalistes sont de retour sur le devant de la scène politico-médiatique. Comme le rappelait le compagnon Archibald, les apprentis
révolutionnaires sont en ordre de bataille réinvestissant leurs oppidums universitaires, ils se claquemurent et attendent le grand soir.
L’UNEF après être resté en marge du mouvement, et désormais en pointe de la contestation estudiantine. Mais pourquoi un mouvement qui se targuait de faire ce
qu’il voulait avec le cabinet de Madame Pécresse, qui avait réussi à faire reculer le gouvernement sur son pré-projet de réforme sur l’université, récoltant au passage de précieux lauriers,
pourquoi un tel revirement ?
Les raisons sont simples, l’homme, ou la femme de droite ne devrait jamais faire confiance au syndicaliste UNEF, charmant au demeurant et souvent plein
d’humour, c’est en connaissance de cause que je m’exprime. Le militant UNEF amateur averti de négociation aime à être traité avec respect et prévenance, ce que Nicolas Sarkozy a fait avec talent
au moment du CPE et au début de son mandat. Mais le syndicaliste UNEF ne sera jamais un supplétif de la droite. Il reste inféodé à la citadelle syndicale française y représentant avec talent son
aile la plus mobilisable et la plus médiatisable. Ils sont avec les cheminots, les chevaux légers de l’activisme syndical.
L’UNEF est devenue incontournable de toutes mobilisations syndicales réussies. La CGT a développé des liens organiques forts sur le plan du financement et
sur celui du recyclage des anciens cadres du mouvement étudiant. C’est la puissance de ces relations consanguines qui expliquent le revirement de la maison UNEF. Aujourd’hui les ainés CGTistes
ont sonné la fin de la récréation et ramenés les étudiants à leur raison syndicale.
L’UNEF nous donne ici la démonstration une nouvelle fois de son absence de vision du monde étudiant. Cette structure reste une pouponnière d’activistes
syndicaux, uniquement formés à utiliser et à instrumentaliser les cohortes estudiantines pour faire triompher la vision passéiste du monde syndical français. Dans cette affaire la pauvre Valérie
Pécresse s’est faite rouler dans la farine, toute sur de faire ce qu’elle voulait avec les militants UNEF. Mais Madame le Ministre, votre logique ne sera jamais celle de l’UNEF.
Parfois les politiques n’ont pas peur du ridicule. En effet parfois ils sont
prêts à tout pour exister.
Le ministre Kouchner en est le symbole aujourd’hui. Lassé de se faire voler la vedette par le Président Sarkozy, toujours sur-actif sur la scène
internationale, notre ministre des affaires étrangères a trouvé une drôle de façon de faire parler de lui.
Il va enregistrer un morceau de musique avec son homologue allemand M Steinmeier… pour promouvoir le dialogue. Jusque là vous n’avez que le sourire en
coin.
Deuxième information : le morceau va être enregistré en Allemand, langue que Bernard Kouchner ne connaît absoluement pas. Là, le deuxième coin de votre sourire
apparaît.
Troisième élement, le style musical : du R’nB, musique fortement populaire mais loin de toute forme de diplomatie. Là normalement vous vous esclaffez ou bien
vous sombrez dans la dépression en vous disant « Tout fout le camp ».
Cette chanson, appelée « Deutschland » (Allemagne), a été écrite par 3 germano-turcs. Voici un exemple de ce que peut donner cette chanson : "Vous vous
demandez pourquoi on est comme ça / nous nous demandons pourquoi vous êtes comme ça / Venez, rencontrons-nous et parlons-nous normalement".
Moi je me demande aussi pourquoi notre diplomatie est comme ça…
EDIT: Voici un extrait de la prestation d'aujourd'hui de notre ministre. A vous de juger...