La phrase du jour
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée. » Jean Raspail, militant de l'espoir
Parfois lire le journal me provoque un ulcère. Et bien aujourd’hui même pas besoin de boire un café et un croissant trop beurré pour avoir une vraie crise d’ulcère.
Je viens de lire cet article (ici) et mon aversion envers la législation des pays du Bénélux ne fait que se renforcer.
Si vous n’avez pas le temps de lire l’article je vous fait un bref résumé : un femme avait proposé ses services à un couple qui n’arrivait pas à avoir des enfants. Cela biens sur contre rétribution. Mais la somme n’étant pas assez élevé pour elle, elle mis son bébé aux enchères. Le père biologique et se femme viennent d’être débouté de leur demande pour récupérer le bébé.
Cette histoire pose le problème des mères porteuses, mais pas seulement. Car cette histoire est glauque à souhait mais elle met aussi en lumière la possibilité que peuvent avoir les homosexuels et des célibataires d’adopter, dévoile la possibilité de commercialiser des êtres humains. Déjà que les embryons ne sont pas bien lotis et considérés comme du matériel de laboratoire, voici maintenant que les bébés peuvent être marchandés, vendus. Y a t’il aussi une garantie ? A combien d’années est-elle fixée. Satisfait ou remboursé ? Quand on commence sur ce chemin tout peut être envisagé.
Ce qui rajoute au problème de cette histoire c’est que comme la justice est lente, le bébé à grandi et ne peut bien sur pas revenir auprès de son père biologique. En effet comment dire à un enfant de 4 ans qu’il doit changer de parents. L’argument d’ailleurs de la justice hollandaise c’est porté là-dessus : il est trop tard pour revenir en arrière.
Heureusement cette histoire a lancé le débat en Belgique et en Hollande. Espérons qu’en France ce débat n’ait pas besoin du triste affaire pour être lancé.
Pendant ce temps là la mère porteuse continue à faire du commerce en proposant ses services. Elle ne doit pas être la seule…
Quelle bonne nouvelle pour les sans-grades, les faibles, les laissés-pour-compte…
En effet Noël Mamère est désormais avocat au barreau de Paris où il a prêté serment aujourd'hui. Et il annonce la couleur tout de suite :"Aujourd'hui avocat, je défendrai des sans-papiers, je défendrai des étrangers, je défendrai des causes liées à l'environnement et aux libertés".
Voici quelqu’un qui ne brade pas ses idées pour travailler, ce qui est assez rare pour être remarqué dans notre population politique. Malheureusement pour une fois on aurait bien aimé qu’il ne suive pas ses idées. Car Mamère a décidé d’aider tous ceux qui ne sont pas français et cela par principe. N’oublions pas que le député vert c’est toujours plus battu pour aider ceux qui enfreignent la loi (cannabis, mariage homosexuel, clandestins…) que pour aider et s’occuper des vrais problèmes des français.
Cela semble réactionnaire comme point de vue, mais j’en ai marre que nos députés de gauche se mettent toujours en 4 pour ceux qui enfreignent la loi (les sans papiers sont certes parfois victimes de réseaux, mais ils sont néanmoins hors-la-loi), et qu’ils ne s’occupent pas de la France.
D’ailleurs je m’éparpille encore mais le problème actuel c’est que l’on regarde les intérêts des français avant de regarder les intérêts de la France. Le Gouvernement essaye de faire face à ce problème avec ses réformes mais nous sommes loin de pouvoir redresser la France. Et quand je parle de redresser la France je ne parle pas que du plan économique car cela est nécessaire mais pas suffisant. Les problèmes de pertes de repères moraux ( je sais cela fais père la morale) sont aussi un des problèmes français. Cela n’est pas propre à la France mais aussi aux autres pays européens, mais cela ne doit pas être une raison de les suivre.
Heureusement pour nous Mamère est aussi là pour redresser moralement la France. Cela fait peur !
Au moins il fera des heureux avec sa finesse habituelle qui ravira les présidents de tribunaux parisiens. Tant que cela l’éloigne de la région bordelaise cela nous va…
Deux mois sans réaction, nous ne l’aurions pas crû et pourtant… Plus de soixante jours sans un article, sans un mot, sans une explication. 135 678,6 mails sur notre boite de contacts pour nous demander pourquoi ce silence. La réponse est simple : un manque d’inspiration évident. Plutôt que d’écrire des banalités, nous nous sommes abstenus. Peu de choses ont changé mais amusons nous quand même :
- François Bayrou continue sa lepénisation : un chef fort, aucune opposition dans le parti, un appareil militant réduit à la portion congrue, une place hors du système droite/gauche, un bon score à la présidentielle mais un score pitoyable aux élections législatives ou locales, les plus ambitions qui quittent le navire pour rejoindre l’UMP… Ce parallèle, nous l’avions fait durant la présidentielle. Bayrou, c’est le Le Pen des petits bourgeois. Quand les électeurs du FN disent merde, ceux du MODEM disent « saperlipopette S’il écoutait moins Marielle et davantage « Désirs de Réaction », il aurait été prévenu que sa stratégie était condamnée. La seule place qu’il peut occuper, c’est à coté de Sarko ou à coté de Ségo. Pas entre les deux…
- Jean Marie ressort le couvert sur le « détail de l’histoire »… Croit il à ses propos ou est ce seulement stratégique (ce que je crois), ou les deux ? Comment éloigner encore son parti du pouvoir…
- Sarko est le chef d’Etat le plus impopulaire depuis la mise en place du baromètre de popularité (1981). Ayons une petite pensée pour Chirac qui avait reçu la visite de Sarko quelques mois après l’élection de ce dernier. Sarko, au zenith dans les sondages, tuait enfin le père en lui donnant des leçons de rupture. A l’heure où j’écris ces lignes, Jacques doit organiser un petit diner avec De Villepin pour (enfin) se détendre…
- Sarko est en visite en Egypte. Il se garde bien de « donner des leçons » à ce grand pays d’Afrique du Nord. Pendant sa campagne, combien de fois a-t-il adopté la posture droit de l’hommiste en déclarant que la France se devait de défendre les libertés. Belle reculade, belle rigolade, belle « enfumade »… Cette attitude naïve n’a pas fait long feu : la Chine, le dialogue avec Chavez, l’Egypte aujourd’hui… La realpolitik de la France refait surface et c’est tant mieux.
- Loin de moi l’idée de soutenir le régime chinois mais un peu de géopolitique ne peut nuire à personne. Dès lors que les Etats-Unis soutiennent une région du monde en proie à une revendication d’autonomie, c’est l’indépendance qui pointe son nez, puis son visage, puis son corps… Qui soutient et finance les Tibétains… ?
Non pas que la diva ait disparue, je parle de son retour sur ses terres Picto-charentaises. En effet, ma présidente, de région, a eu des mots avec son premier vice-président, Monsieur Fountaine. Pour la petite histoire, c’est à lui qu’elle avait confié les clefs de la maison pendant son périple présidentiel.
Pour une broutille fiscale, Marie-Ségolène a vu rouge. A l’occasion d’une session spéciale la présidente en a profité pour créer à l’insu de tous une quinzième vice-présidence du conseil régional chargée des prérogatives de son premier vice-président. Monsieur Fountaine, surpris par la « punition » a voulu prendre la parole, chose qui lui a été refusé par la Diva. Celui-ci a alors préféré quitter l’hémicycle Picto-Charentais, dénonçant le manque de transparence et l’absence de concertation dans l’exécutif régional. Et ce n’est pas moi qui le dis, même si j’éprouve un malin plaisir à vous le retranscrire.
Drôle, de voir que chacun des déplacements Royalistes est suivi avec attention par les médias, mais que cette passe d’arme régionale, qui en dit long sur le mode de gouvernance de la diva, a été passée sous silence par les médias nationaux.
Nous n’en sommes plus à ça prêt. Mais en cette période de chasse au Sarko, espèce peu protégée, et pourtant bien rare, il est bon de souligner ce a quoi l’on a échappé en mai dernier.
Pour faire parler de lui quand les temps sont maussades, Sarkozy a toujours eu du flair. Systématiquement, il énonce une mesure, une idée, un point de vue qui concentre les tirs des médias et de la classe politique. Ces derniers mois, les thèmes n’ont pas manqué : immigration, colonisation, respect de la France, génétique, Guy Moquet, mariage, vacances… La liste est longue de tous les thèmes évoqués par le Président pour faire parler de lui. Sa stratégie de communication peut être résumée dans cette formule : « tant qu’on parle de moi, on ne parle pas des autres ». Cette théorie, inverse de celle du Président sortant, a démontré sa justesse et son efficacité.
Pourtant, sur le fond, elle peut s’avérer infondée. L’idée de demander aux élèves de s’identifier à un enfant juif mort pendant l’Occupation est tout simplement scandaleuse. Mettons de côté l’arguement d’un certain nombre de psychiatres qui considèrent que cette identification est dangeureuse pour l’élève car elle introduit l’idée de mort dans l’esprit de jeunes enfants. C’est peut être vrai, je n’en sais rien.
L’essentiel est ailleurs, bien ailleurs :
1) Sarkozy a assisté à ce fameux diner du Crif, diner qui n’est qu’une réunion mondaine. Le Président de la République n’a rien à faire devant un pare terre de gens davantage préoccupés par le moyen Orient que par l’avenir de leur pays : la France. Les seules fois où il a été question de notre pays, c’était pour dénoncer la montée de l’antisémitisme (véridique) mais sans en identifier les auteurs. Quand l’antisémitisme se résumait à l’extrême droite, les hauts dignitaires juifs n’avaient jamais assez de mots pour exprimer leur dégout de la bête immonde (bête soit disant génétique chez les francais..). Depuis que cette dernière a vu ses militants condamnés lourdement par la justice, ses actions anti juives ont décrues. Dans la même période, les actes antisémites des nouveaux immigrés a explosé, sans que la presse, pour éviter les tensions communautaires » (sic), s’en émeuvent.
2) Cette mesure est en contradiction totale avec sa campagne présidentielle. Durant des mois, Nicolas Sarkozy a répété partout qu’il fallait en finir avec la repentance. Les premières pages du roman national, que le Général avait mis tant de temps à écrire, ont été déchirées par Chirac lorsqu’il a reconnu la culpabilité de l’Etat français au Vel d’Hiv en 1995 (discours d’Albanel…). Une étape supplémentaire a été franchie par la mesure Sarkozy : les enfants français seront rendus coupables des faits commis par une poignée d’irresponsables trop heureux de se soumettre à l’ennemi. La France est dotée d’une histoire exceptionnelle : pourquoi ne jamais mettre en scène ces évènements qui font de nous un pays hors norme ? Comment faire aimer la France à nos enfants en ressassant nos crimes ?
3) Cette mesure conforte l’idée (absurde) selon laquelle Sarkozy serait aux mains de la communauté juive : la commémoration à géométrie variable donnera des arguments aux adversaires les plus farouches du Président (oubliant qu’au moment de la création du culte musulman, les mêmes dénonçaient l’islamophilie du ministre de l’intérieur…).
4) Enfin, d’un point de vue politique, l’intêret est nul : les juifs de France sont en grande majorité acquis à la cause du Président actuel.
En résumé, Sarko a commis une énorme erreur. Si l’intention était de faire diversion, c’est un succès. Au prix d’une escalade identitaire, c’est cher payé, trop cher payé !
